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Plaidoyer des tenanciers de bar pour le retour du karaoké

Un micro sur une scène illuminée et festive.

Même si les spectacles pourront reprendre dès le 26 février en zone orange, plusieurs petites salles s'inquiètent de la confusion entourant leur statut particulier.

Photo : Shutterstock / Vershinin89

Radio-Canada

Interdit depuis le mois de septembre 2020, le karaoké n'a toujours pas reçu le feu vert de la santé publique pour la reprise de cette activité. De nombreuses personnes, adeptes de karaoké comme tenanciers de bars, demandent son retour, jugeant que le karaoké est victime d'une mauvaise presse depuis l'éclosion de COVID-19 dans un bar de Québec.

Denis Prévost, connu dans le milieu sous le pseudonyme Den-Sing, transporte habituellement son équipement mobile de karaoké de bars à terrains de camping ou à fêtes privées. Depuis près d'un an, il a cependant dû tout arrêter.

Actuellement, on est privé de notre gagne-pain, dénonce-t-il. Il y a moyen de faire du karaoké avec des mesures sanitaires. La personne qui chante se lève, vient nous rejoindre à l'avant. Il y a moyen de faire chanter une seule personne à la fois. Les gens vont rester assis au même titre qu'actuellement ils le font.

Les animateurs comme Denis ne sont pas les seuls à vouloir le retour des karaokés. Nadia Tardif, gérante au Bar Le Shooter de Sherbrooke, estime que ce sont environ 400 propriétaires de bars qui essuient des pertes en raison de l’interdiction de cette activité.

C'est [l'activité] la plus populaire ici au Shooter, surtout l'été. On sort dehors sur la terrasse. Avec la capacité, le nombre de places, toutes les interdictions, ça nous fait perdre beaucoup.

Une citation de :Nadia Tardif, gérante au Bar Le Shooter de Sherbrooke.
Un espace pour faire du karaokés avec des plexiglass

Avant l'interdiction de la santé publique, des bars avaient installé des plexiglas devant les scènes où les clients venaient performer.

Photo : Radio-Canada

Une demande nationale

La Corporation des propriétaires de bars, brasseries et tavernes du Québec (CPBBTQ) a envoyé une lettre au sous-ministre adjoint de la Santé et des Services sociaux et au directeur national de la santé publique dans laquelle elle demande d'assouplir les règles.

On peut trouver des mesures, on peut collaborer. C'est important aussi que les commerces soient considérés. Ces gens-là ont investi de l'argent.

Une citation de :Renaud Poulin, PDG, CPBBTQ

Nous vous demandons, monsieur le sous-ministre, de regarder la possibilité de reprendre l’activité de karaoké au sein de nos établissements, peut-on lire en conclusion de la lettre.

Une liste des mesures pouvant être prises est notamment partagée par la corporation, comme l’utilisation de couvre-microphones jetables et la désinfection du matériel entre chaque utilisation, entre autres.

Le PDG de la CPBBTV Renaud Poulin ajoute que lors des séries éliminatoires du Canadien de Montréal, les bars et restaurants ont accueilli de nombreux clients, sans qu'il y ait de débordements. Selon lui, l'éclosion au Bar Le Kirouac de Québec, en août 2020, qui a mené à plus de 80 cas de COVID-19, a donné bien mauvaise presse aux bars karaoké.

Tout le monde nous parle rien que de ça, mais peut-être qu'il n'y aurait pas eu de karaoké à cette place-là ça aurait été la même chose aussi. Quand même, il y a des mesures aussi qu'il faut respecter, au-delà du karaoké, et quand elles ne sont pas respectées, ça cause des problèmes.

Une citation de :Renaud Poulin, PDG, CPBBTQ.

Le gouvernement du Québec ne semble toutefois pas avoir l’intention de modifier cette règle pour le moment.

Avec les informations de Marie-Hélène Rousseau.

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