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Brian Pallister demande pardon pour ses propos sur la colonisation du Canada

Brian Pallister est vu de profil, avec en arrière-plan une affiche montrant le logo du Manitoba.

Le premier ministre du Manitoba ne s'était pas adressé aux médias depuis une vingtaine de jours. (archives)

Photo : La Presse canadienne / David Lipnowski

Radio-Canada

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a affirmé se sentir « très mal » à la suite des réactions suscitées par ses remarques concernant la colonisation du Canada.

J'aurais aimé que mes paroles aient été exprimées différemment afin qu'elles puissent être mieux comprises. Mes paroles n'exprimaient pas adéquatement tout ce que je voulais dire, ce que je regrette sincèrement, déclare M. Pallister dans un communiqué publié mardi.

À aucun moment je n’ai justifié l’existence des pensionnats pour Autochtones au Canada et les effets à long terme qu’ils ont eus sur les Premières Nations, ajoute-t-il.

Le premier ministre manitobain avait affirmé plus tôt lors d’une conférence de presse avoir bon espoir de pouvoir avancer ensemble, soulignant qu’il souhaitait s’excuser pour l’incompréhension [qu’il a] causée.

Mon message avait pour but de construire une relation commune sur les principes de la réconciliation.

Une citation de :Brian Pallister, premier ministre du Manitoba

Énième controverse avec les Autochtones

En juillet, le premier ministre du Manitoba avait affirmé que la colonisation du Canada avait été menée avec de bonnes intentions.

Les gens qui sont venus dans ce pays ne sont pas venus ici pour détruire quoi que ce soit, avait-il déclaré lors d'un discours en réponse à la colère qu'éprouvent certains Manitobains en raison de la découverte des restes d’enfants dans plusieurs pensionnats pour Autochtones. Ils sont venus ici pour construire.

Mes mots ont été mal interprétés et ont été blessants. J’en suis désolé, assure-t-il dans le communiqué publié mardi.

La conférence durant laquelle le premier ministre manitobain a annoncé qu'il allait demander pardon était la première fois en une vingtaine de jours qu'il prenait la parole devant les médias.

Interrogé sur le fait qu’il aurait fui les médias depuis plusieurs semaines, M. Pallister a expliqué qu'il a voulu prendre la parole après avoir vu de plus en plus d'interprétations erronées de ce [qu'il avait] dit.

Il a aussi assuré qu’il tentait de rassembler les gens.

J'y ai réfléchi, j'ai vu les réactions et j'ai compris que j'avais été mal compris et je m'en excuse. J'aurais dû être plus clair dans mes commentaires, mais je les ai faits de bonne foi.

Manque de sincérité, dit l’opposition

Le chef du Nouveau Parti démocratique du Manitoba, Wab Kinew, croit pour sa part que les excuses du premier ministre manquent de sincérité.

Il ne dit pas vraiment qu’il a eu tort, explique-t-il. Il s’excuse seulement pour le fait que ses propos ont été mal compris.

Le grand chef de l’Assemblée des chefs du Manitoba, Arlen Dumas, déplore quant à lui que le premier ministre n’ait pas formulé une rétractation complète de ses propos.

Si on doit nuancer ses excuses, alors il ne s’agit pas d’excuses, affirme-t-il. Il n’y a aucune excuse. Le premier ministre est un élu depuis des décennies. Il a la responsabilité de réfléchir à ses propos et de porter une attention particulière aux mots qu’il emploie.

Le parti progressiste-conservateur de Brian Pallister a chuté dans de récents sondages. Certains membres de son caucus ont d’ailleurs exprimé des opinions dissidentes de celles du premier ministre.

La ministre de la Conservation et du Climat, Sarah Guillemard, a notamment déclaré sur les réseaux sociaux qu’elle ne pouvait pas soutenir des propos qui blessent des personnes souffrant de traumatismes.

Brian Pallister a parfois suggéré qu’il pourrait se retirer de la scène politique manitobaine avant les élections provinciales de 2023. Interrogé à ce sujet par un journaliste lors de la conférence de presse de mardi, il n’a pas offert de réponse directe.

Si c’est ma décision, vous serez parmi les premiers à le savoir, a-t-il simplement répondu.

Avec les informations d'Ian Froese et de La Presse canadienne

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