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Des fermiers albertains obligés de récolter des semaines en avance

Un champ de céréales dans le sud de l'Alberta.

Les champs de céréales du sud de l'Alberta souffrent en raison des fortes chaleurs.

Photo : Radio-Canada / Axel Tardieu

Radio-Canada

Alors que les récoltes n'ont traditionnellement pas lieu avant encore plusieurs semaines, certains fermiers prennent de l’avance pour sauver ce qu'ils peuvent des aléas d'une météo capricieuse.

C’est une sacrée pagaille en ce moment, avoue Kevin Serfas. Comme d’autres, ce fermier de Turin, dans le sud de l’Alberta, est obligé d’anticiper.

Habituellement, sa récolte avoisine les 2 tonnes de céréales par acre. Cet été, elle en atteint difficilement le quart. Des résultats bien loin de ceux obtenus l’année dernière : C’était l’une des meilleures que l’on ait eues.

À la vue de la mauvaise qualité obtenue, la majorité de la récolte de Kevin Serfas sera bradée pour nourrir le bétail albertain au lieu d’être vendue à des acheteurs canadiens et étrangers.

Selon la Société des services financiers agricoles, qui offre des assurances récoltes aux agriculteurs, le 27 juillet, moins de 20 % des récoltes dans la province étaient considérées comme en bonne ou en excellente condition, au lieu des 71 % de moyenne atteints ces dernières années.

Sauver ce qui peut être sauvé

Wayne Schneider, propriétaire de Great West Farms, à Nisku, et directeur régional de la Commission des producteurs de canola de l'Alberta, explique que les récoltes sont presque à la fin de leur cycle de vie.

Il est trop tard. Nous espérons que, quelle que soit l'humidité du sol, cela nous aide à tirer le maximum de cette petite saison, dit l’exploitant de 728 hectares qui fait pousser du canola, du blé, de l’orge et des pois jaunes.

Avec à peine plus de 1 tonne de blé et d’orge, sa ferme ne produira que la moitié de la récolte habituelle cette année.

Nous n’avons pas eu de pluie quand nous en avions besoin, explique Wayne Schneider. Les chaleurs extrêmes ont créé un stress thermique sur nos terres, les empêchant d’être fertiles.

Le fermier albertain entame généralement ses récoltes à la fin du mois d'août et les achève en octobre.

Aide financière

Kevin Serfas et Wayne Schneider sont unanimes : les gouvernements doivent intervenir, et vite.

Dans un communiqué du 22 juillet, la ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, a déclaré que des évaluations sont en cours au Manitoba, en Ontario, en Saskatchewan, en Alberta et en Colombie-Britannique.

Ottawa devrait collaborer avec les gouvernements provinciaux pour évaluer les coûts extraordinaires que les agriculteurs devront assumer afin de les aider financièrement.

En attendant, Kevin Serfas est démotivé. Depuis 2017, son activité traverse de mauvaises passes à cause de la météo. Nous allons juste survivre en espérant une meilleure récolte l'année prochaine.

Avec les informations de Natasha Riebe

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