•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les travailleurs d’Olymel motivés à continuer le combat

Des employés en grève sont rassemblés près d'une grande tente blanche.

Des centaines de travailleurs ont assisté à une rencontre syndicale devant l'usine d'Olymel à Vallée-Jonction.

Photo : Radio-Canada

Les travailleurs de l’abattoir d’Olymel à Vallée-Jonction sont sortis revigorés d’une rencontre syndicale mardi matin. Plusieurs sont prêts à continuer à se battre pour obtenir les augmentations salariales qu’ils réclament. La grève des quelque 1000 travailleurs, qui dure déjà depuis près de 100 jours, se poursuit.

La tension et la frustration étaient palpables aux abords de l'usine où avait lieu la rencontre tôt mardi matin.

Le président du syndicat, Martin Maurice, a fait le point avec les travailleurs sur les deux jours de conciliation qui ont précédé la rupture des discussions avec l’employeur. La proposition des conciliateurs au dossier a notamment été présentée aux syndiqués.

On a eu le mandat de continuer à négocier et [on nous a dit] qu'on a avait bien fait de ne pas recommander cette offre-là, a affirmé Martin Maurice, après la rencontre qui n'a duré qu'une trentaine de minutes.

Martin Maurice a de nouveau balayé du revers de la main la menace de fermeture lancée lundi par l'employeur.

[Durant] toutes les négociations que j'ai faites avec eux autres, depuis que l'usine existe, ç'a toujours été la menace de fermeture de l'usine. On est prêt à négocier et à continuer, a-t-il ajouté.

Des travailleurs galvanisés

Sur place, les employés avaient comme mot d’ordre de ne pas s’adresser aux médias. L’un d’eux, qui a reçu le feu vert du syndicat pour prendre la parole, a voulu témoigner de la combativité des travailleurs.

Je suis prêt à continuer jusqu’à la mort!, a lancé avec fougue Gérald Paquette, un travailleur qui compte plus de 40 ans d’expérience au sein de l’usine. Je ne me bats pas pour moi. Je pourrais accepter ce qu’ils offrent, il me reste trois ans à faire. Je me bats pour les jeunes.

Un travailleur s'adresse aux médias

Gérald Paquette souhaite que son syndicat continue à se battre pour obtenir de meilleures conditions salariales pour les travailleurs de l'usine.

Photo : Radio-Canada

L’employé affirme avoir perdu confiance en la direction de l’usine. Il déplore qu’en 2007, son salaire ait baissé de 21 $ à 16 $ l’heure.

La balle est dans le camp du syndicat, selon l'employeur

De son côté, l'employeur affirme avoir agi de manière responsable en acceptant la proposition des conciliateurs vendredi dernier.

Nous, on a fait notre bout de chemin, affirme le premier vice-président d'Olymel, Paul Beauchamp.

Selon lui, le syndicat doit reconsidérer la proposition, sans quoi il aura à porter l'odieux des conséquences du prolongement de la grève.

C'est facile de dire : ''j'en veux davantage''. Ça prend du leadership de dire : ''on va s'en satisfaire''.

Une citation de :Paul Beauchamp, premier vice-président, Olymel

Le conflit de travail est donc toujours dans l’impasse, pour l'instant. La question salariale demeure au cœur de la mésentente. Les deux parties ont toutefois réaffirmé que si les conciliateurs au dossier les rappelaient à la table de négociation, ils répondraient présents.

Avec les informations d'Hadi Hassin et de Colin Côté-Paulette

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !