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Une nouvelle aire protégée dans l'ouest de l'Île-du-Prince-Édouard

Une personne au bord de la rivière.

La rivière Percival se jette dans la baie d'Egmont et le détroit de Northumberland.

Photo : Conservation de la nature Canada

L'organisme Conservation de la nature Canada a agrandi une aire protégée au bord de la rivière Percival, entre Summerside et West Point, dans l’ouest de l’Île-du-Prince-Édouard.

La nouvelle zone de 28 hectares, qui est située au bord de la rivière, est un habitat intact dans la région de North Enmore.

Jensen Edwards, responsable des relations avec les médias à Conservation de la nature Canada, précise que la région compte une riche biodiversité.

Dans tous ces écosystèmes-là, on trouve plusieurs plantes et plusieurs animaux, comme le grand héron et aussi la plus grande variété de lichen jamais recensée à l’Île-du-Prince-Édouard.

Une citation de :Jensen Edwards, responsable des relations avec les médias à Conservation de la nature Canada

L’un des coins les plus sauvages de l’Île-du-Prince-Édouard, la région de North Enmore abrite une variété d’oiseaux, comme le garrot à œil d’or, le canard à longue queue, entre autres.

La propriété nouvellement acquise par Conservation de la nature comprend aussi une forêt mixte composée d’épinettes noires, d’érables rouges et de sapins baumiers.

L’aire en forme péninsulaire comprend un milieu humide d’eau douce, une grande étendue de marais salé, une forêt ainsi que 2,5 km de plage.

Les marais salés dans la région de North Enmore.

Conservation de la nature Canada avait déjà acheté deux autres propriétés dans la région de la rivière Percival, en 2018 et en 2020.

Photo : Conservation de la nature Canada

Un grand corridor faunique

Avec cette nouvelle aire protégée, la région de North Enmore devient l’un des plus grands corridors fauniques de l’île en totalisant près de 300 hectares.

Jensen Edwards explique que la création de la nouvelle zone protégée empêche l'étalement urbain dans la région et assure la liberté de mouvement des différentes espèces d’animaux.

Dans un recensement qu’on a fait, nous avons découvert que cette région constituait une priorité parce qu’on fait face à ce problème de connectivité entre les écosystèmes, dit-il.

La mise en place d’une aire urbaine ou agricole rendrait plus difficiles les déplacements entre les habitats. Si on peut protéger de grandes régions et offrir un écosystème connecté, cela va les aider [les animaux] à vivre, ajoute Jensen Edwards.

Contrer les effets des changements climatiques

La région abrite la plus grande étendue ininterrompue de marais salés de l’île, selon Conservation de la nature Canada.

Selon Jensen Edwards, cette zone humide pourrait aider à contrer les effets des changements climatiques.

Les marais sont en général formés par une couche d’eau peu profonde qui conserve une végétation importante pouvant empêcher des inondations, selon lui.

Les marais salés créent des zones tampons contre les inondations et l’augmentation des tempêtes. Ils filtrent aussi l’eau d’une façon naturelle. Quand on pense aux changements climatiques, c’est la préservation de ces milieux qui va nous aider à trouver des solutions naturelles pour nous protéger , explique Jensen Edwards.

D’autres acquisitions ont été faites par Conservation de la nature Canada depuis 2008 dans cette région de North Enmore.

La moitié du nouveau terrain protégé a été donnée par des personnes qui souhaitent rester anonymes. L’autre partie a été acquise avec des fonds de Conservation de la nature Canada.

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