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Les opposants au bioparc déposent une pétition

Annie Truchon qui s'adresse aux élus lors de la séance du conseil municipal de Saguenay.

Annie Truchon est la porte-parole du groupe de citoyens contre le projet de bioparc à Laterrière.

Photo : Radio-Canada / Mélyssa Gagnon

Une pétition de 220 noms a été déposée lors de la séance du conseil de Saguenay, lundi soir. Les signataires s’opposent au projet d’implantation d’un bioparc près de l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire de Laterrière.

Une vingtaine de citoyens étaient présents dans la salle pour rappeler qu’ils ne veulent pas d’un complexe de biométhanisation agricole implanté par le consortium Agriméthane Saguenay. Ce consortium est notamment formé de Nutrinor et de la Fromagerie Boivin.

La porte-parole du groupe, Annie Truchon, s’est présentée au micro au terme de l’assemblée pour demander l’abandon officiel du projet par l’administration Néron.

Est-ce que vous allez laisser tomber la consultation publique versus la pétition? La consultation va coûter 30 000 $. La pétition n’a rien coûté. Est-ce que vous allez laisser tomber ce projet-là?, a demandé Annie Truchon.

Josée Néron a indiqué que l’entreprise Agrinova sera impliquée dans la consultation publique à laquelle sont conviés les résidents concernés par l’implantation du bioparc. Elle se tiendra sur deux jours les 17 et 18 août prochains. 

Le bioparc, c’est le projet le plus vert que Saguenay a mis de l’avant depuis longtemps

Une citation de :Josée Néron

La première magistrate demeure convaincue que la désinformation a un impact considérable en ce qui a trait au manque d’acceptabilité sociale du dossier. Elle a ainsi lancé une flèche à son ancien collègue de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD), Michel Potvin, qui condamne le projet tel qu’il est actuellement présenté.

Le président du conseil d’arrondissement de Chicoutimi, Michel Tremblay, a réitéré qu’il ne donnera jamais son appui au bioparc si la Ville continue de cibler le terrain choisi. Il croit qu’il en va d’une simple question de respect pour les citoyens concernés, qui ont résidé près d'un dépotoir pendant de nombreuses années. Sa prise de position a provoqué un tollé d’applaudissements de la part du groupe présent dans la salle.

Un chemin de terre donnant sur un champ.

L'usine produirait du gaz naturel renouvelable à partir d'installations construites près du chemin Saint-Paul.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Manon Gaudreault, elle aussi résidente de Laterrière, est venue s’adresser à la mairesse et a soulevé l’enjeu de l’augmentation de la circulation de camions lourds dans le secteur. Josée Néron a rappelé que l’accès au site ne se fera pas à partir du chemin Saint-Paul et que les citoyens ne subiront pas de désagréments à cet égard.

Vous ne pouvez pas nous reprocher de vouloir vous donner le plus d'informations possible. C’est ce que je m’assure qu'il soit fait , a rétorqué la mairesse, faisant référence à la consultation. Elle a rappelé que le choix du terrain n’est pas un hasard, puisque 70 % des gaz à effet de serre produits à Saguenay proviennent de l’ancien dépotoir.

Ville de Saguenay a un intérêt à aller capter tout le méthane qui sort de l’ancien lieu d’enfouissement sanitaire. Prendre le GNR pour aller chercher ce méthane là pour l’injecter dans le réseau de gaz naturel de la ville, ça va coûter très cher , a-t-elle exposé.

La mairesse a fait valoir que cette unité d’injection serait assumée par les promoteurs, ce qui représenterait un avantage non négligeable pour Saguenay.

S’en est suivi une véritable prise de bec entre Michel Potvin et Josée Néron. Michel Potvin, qui soutient la candidate Julie Dufour dans la course à la mairie, a martelé Josée Néron de questions au sujet du nombre d'emplois que le bioparc permettrait de créer.

Combien, combien, combien?, a-t-il insisté, empêchant la mairesse de parler.

Elle a pour sa part soulevé le fait que Michel Potvin fait preuve d’acharnement et tente tout simplement de détruire sa campagne électorale.

Jean-Marc Crevier veut plus d'argent pour les vieux quartiers

Le conseiller jonquiérois Jean-Marc Crevier propose que les budgets de quartiers réservés aux élus pour des travaux de bordures et trottoirs soient mieux répartis entre les districts, selon les besoins.

On avait 38 000 $ pour la réfection de bordures, de trottoirs et de travaux de pavage. L’an dernier, on a réussi à aller chercher un 33 000 $ de plus, ce qui nous donnait 71 000 $. Quand tu as un quartier plus mature, plus vieux, c’est vraiment magané. C’est difficile , a-t-il indiqué.

Jean-Marc Crevier pense que le budget devrait être triplé et croit que certains quartiers plus âgés devraient être priorisés.

Ce serait le fun qu’on ait cette réflexion-là sans que ça coûte plus cher […]. Des gens nous appellent pour nous dire qu’on ne s’occupe pas bien d’eux-autres et ils ont raison , a exprimé Jean-Marc Crevier, lors de la période réservée aux interventions des membres du conseil.

C’est le choix que l’on fait et qu’on devra refaire au prochain conseil , a dit Josée Néron, ajoutant qu’elle entend la demande du conseiller Crevier. La première magistrate ajouté qu’au cours de son mandat, la qualité des routes a été grandement améliorée à Saguenay.

Des investissements pour la région

Quelques jours après la mort du projet Énergie Saguenay de GNL Québec, rejeté par le ministère de l'Environnement et de Lutte contre les changements climatiques (MELCC), la mairesse demande au gouvernement de François Legault de prioriser la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean lors du déploiement de projets de développement économique.

On est revenus à la case départ dans ce dossier. J’interpelle ce soir le gouvernement de M. Legault pour qu’il fasse de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean une priorité au niveau du développement économique , a-t-elle déclaré.

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