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Des interprètes afghans installés au Canada craignent pour leurs proches là-bas

Des manifestants tiennent des banderoles.

Des interprètes ayant travaillé pour les États-Unis et l'OTAN ont manifesté le 30 avril dernier à Kaboul, capitale de l'Afghanistan.

Photo : AFP / Wakil Kohsar

La Presse canadienne

D'anciens interprètes afghans qui vivent maintenant au Canada demandent au gouvernement fédéral d'aider les membres de leur famille élargie qui sont toujours bloqués en Afghanistan, où ils sont menacés de représailles par les talibans.

Ces anciens interprètes, qui faisaient partie des quelque 800 Afghans réinstallés au Canada entre 2008 et 2012 dans le cadre de deux programmes distincts, affirment que leur collaboration avec le gouvernement canadien met aujourd'hui en péril leurs parents, leurs frères et leurs sœurs toujours là-bas.

Le gouvernement libéral a annoncé le mois dernier qu'il accélérerait le processus de réinstallation de milliers d'Afghans qui ont travaillé depuis 2001 avec le Canada comme interprètes, conseillers culturels et personnel de soutien, mais aussi des membres de leur famille.

Urgence d'agir

Certains de ceux qui sont déjà au Canada soutiennent que le gouvernement a été opaque quant à savoir si leurs proches parents sont admissibles à cette opération. L'urgence se fait sentir dans ce dossier, alors que les talibans continuent de s'emparer de vastes régions en Afghanistan, à la suite du retrait soudain de milliers de soldats américains du pays ces dernières semaines.

Un certain nombre d'anciens interprètes afghans installés au Canada prévoient mardi une manifestation sur la colline du Parlement afin d'attirer l'attention sur leur cause et faire pression sur le gouvernement pour qu'il protège également les membres de leur famille.

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