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Des dossiers chauds à la séance du conseil municipal lundi soir

Des ballots de plastique au centre de tri à Saguenay

Le Centre de tri de Saguenay.

Photo : Radio-Canada / Mélissa Savoie-Soulières

Des dossiers d’importance seront discutés lundi soir, lors de la séance du conseil municipal de Saguenay à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière.

Le règlement d’emprunt pour la construction d’un nouveau centre de tri devrait être officiellement adopté afin que les travaux puissent être mis en marche. La facture de ce projet, initialement estimée à 20 millions de dollars, a considérablement augmenté.

Au départ, la démolition de l’actuel centre de tri et la reconstruction d’un nouveau au même endroit, sur la rue Antonio-Lemaire, à Chicoutimi, devaient coûter 20 millions à la Ville. En février dernier, lors d’une assemblée du conseil municipal, le président du comité des finances, Michel Potvin, a indiqué qu’il est dorénavant question d’un emprunt de 38 millions de dollars.  

Le conseiller Potvin et son collègue Simon-Olivier Côté avaient alors indiqué qu’il ne s’agissait pas d’un dépassement de coûts et que la hausse était justifiée par le fait que les analyses, réalisées il y a quelques années, n’étaient plus réalistes. En plus, les équipements actuels du centre de tri sont si vétustes qu’ils ne pourront plus être utilisés.

L’enveloppe pour la construction et l’aménagement du futur bâtiment est passée de 6,5 millions de dollars à 24 millions de dollars. La Ville serait toutefois admissible à des subventions gouvernementales qui pourraient atteindre 90 %.

Bioparc

L’épineux dossier de l’implantation d’un bioparc à Saguenay, lequel soulève les passions, fera aussi l’objet de discussions. Un changement de zonage pour le secteur de Laterrière où la mairesse Néron veut aménager le bioparc pourrait être soumis au vote ce soir.

Des résidents du secteur concerné, près de l’ancien site d’enfouissement sanitaire, devraient être présents à la séance du conseil.

Un chemin de terre donnant sur un champ.

L'usine produirait du gaz naturel renouvelable à partir d'installations construites près du chemin Saint-Paul.

Photo : Radio-Canada / Marie-Michèle Bourassa

Ils s’opposent vivement à la construction par Agriméthane Saguenay, un consortium formé d’entreprises comme Nutrinor et la fromagerie Boivin, d’un complexe de biométhanisation. Agriméthane voudrait prendre des résidus agricoles et les transformer en méthane pour alimenter le réseau de gaz naturel existant. Les résidus du processus de méthanisation seraient retournés aux producteurs désireux de les utiliser comme engrais.

Les citoyens du secteur sont en désaccord parce qu’ils craignent l’augmentation de la circulation et des odeurs, ce qui, selon eux, engendrerait la dépréciation de leurs maisons.

Le dossier est loin de faire consensus au conseil. Le président du comité des finances, Michel Potvin, a accusé Josée Néron d’incompétence et croit que le projet d’Agriméthane Saguenay n’est pas mûr. Lors de la dernière séance du conseil d’arrondissement de Chicoutimi, le président de l’arrondissement, Michel Tremblay, a signifié qu’il s’opposerait à l’implantation d’un bioparc à cet endroit, par respect pour le voisinage.  

Enfin, l’implantation d’un stationnement incitatif par la Société de transport du Saguenay (STS) au futur stade de soccer intérieur, à Jonquière, sera aussi abordée. L’aménagement ne nécessiterait pas d’investissement de la part de la Ville.  Il coûterait environ 2,7 millions de dollars par année pendant trois ans, mais la STS serait admissible à un remboursement de la part du gouvernement du Québec pouvant atteindre 75 % des coûts.

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