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Monique Miller, actrice au long cours

Monique Miller joue en 1968 le rôle d'une Japonaise.

La carrière artistique de Monique Miller s'étend sur plus de sept décennies.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Radio-Canada

Monique Miller est une des figures importantes de la scène télévisuelle et théâtrale québécoise des sept dernières décennies. Peut-être était-elle prédestinée à crever les écrans et à monter sur les planches, elle dont le père s’appelait, après tout, Arthur Miller?

Actrice dès l’âge de 11 ans

Née en 1933 dans une famille ouvrière du quartier montréalais de Rosemont, Monique Miller obtient ses premiers engagements dans un radiothéâtre dès 1945.

Tit-Coq, 20 février 1953

En 1953, elle joue un de ses premiers rôles marquants : celui de la fiancée Marie-Ange dans le film Tit-Coq, tiré de la pièce éponyme de Gratien Gélinas et présenté sur les ondes de Radio-Canada le 20 février 1953.

En 1957, Monique Miller est couronnée reine de la radio et de la télévision.

Entre 1963 et 1967, elle se fait remarquer dans le rôle de l’infirmière Yolande Hébert-Charron dans le téléroman Septième nord, de l’auteur Guy Dufresne.

La série de 162 épisodes raconte les joies, les malheurs et les angoisses du personnel et des patients d’un hôpital de Montréal. 

Le téléroman Septième nord est louangé en raison de sa facture très moderne pour l’époque.

Septième nord, 29 septembre 1963

Dans cet extrait du téléroman, présenté le 29 septembre 1963, on voit Monique Miller, alias Yolande Hébert-Charron, très inquiète de ce qui arrive au turbulent docteur Marcel Charron, pour qui elle a le béguin.

C’est l’acteur Jacques Godin, alias le docteur Albert Quesnel, qui lui donne la réplique.

Actrice aux multiples registres

J’ai énormément peur de la sclérose.

Une citation de :Monique Miller, 1985

En tête, 13 décembre 1985

Cette phrase, Monique Miller la prononce lors d’une interview qu’elle accorde à l’animatrice Denise Bombardier à l’émission En tête diffusée le 13 décembre 1985.

Avait-elle raison d’appréhender la stagnation ?

Pas vraiment, se dit-on, alors qu’on visionne pendant l’interview des extraits de pièces de théâtre dans lesquelles Monique Miller a joué.

Dans le rôle de Macha dans la pièce d’Anton Tchekhov Les trois soeurs, présentée en 1963, elle montre toute la puissance de son caractère dramatique.

C’est en revanche son aspect comique que Monique Miller révèle quand elle interprète Jacqueline dans la pièce Appelez-moi Stéphane, de Claude Meunier et Louis Saïa, diffusée sur les ondes de Radio-Canada en 1982.

Une comédienne au long cours

Le répertoire interprété par Monique Miller est extrêmement varié pendant ses sept décennies de carrière.

Elle a interprété des textes allant de l’auteur antique grec Sophocle jusqu’aux dramaturges québécois contemporains comme Marcel Dubé et Michel Tremblay, en passant par Shakespeare, Musset, Claudel.

Elle a aussi prêté sa voix (au Québec) à Bertha Laroche, un des principaux personnages du célébrissime dessin animé américain Les Pierreafeu.

Monique Miller s’est par ailleurs beaucoup plu à jouer avec des comédiens comme Albert Millaire, Jacques Godin, Janine Sutto et Andrée Lachapelle.

Ç'a notamment été le cas dans la télésérie Montréal P.Q., de l’auteur Victor Lévy-Beaulieu, présentée à Radio-Canada d’octobre 1992 à décembre 1994.

L’intrigue de ce téléroman braque les projecteurs sur le monde interlope du jeu, de la prostitution et de la police.

Montréal P.Q., 18 octobre 1994

Dans cet extrait de l’épisode diffusé le 18 octobre 1994, Jacques Godin, alias le chef de la police de Montréal Victor Teoli, tente de convaincre celle qu’il aime, la tenancière de maison close Mme Félix, d’accepter des meubles pour rendre plus agréable sa cellule de prison.

L’âge ne constitue pas un obstacle pour Monique Miller. Le concept de la retraite lui est strictement étranger.

À 84 ans, en 2018, elle accepte d’incarner la Vieille dans Les chaises, d’Eugène Ionesco.

Les critiques affirment que cette pièce de l’auteur roumain est l’une des plus exigeantes du répertoire théâtral.

Téléjournal, 4 mai 2018

Le journaliste Louis-Philippe Ouimet le rappelle dans un reportage diffusé au Téléjournal le 4 mai 2018.

Les chaises est une oeuvre qui comprend 542 répliques de la part de l'actrice dans un texte très complexe à rendre sur scène.

En entrevue, le journaliste demande à l’actrice où elle trouve le plaisir de jouer :

Le plaisir de jouer avec un acteur formidable comme Gilles Renaud, confie Monique Miller.

Le plaisir de présenter un texte formidable monté par un metteur en scène, Frédéric Dubois, maniaque d’Ionesco.

Le plaisir de pouvoir placer sur le mur de sa loge une photo du comédien Jean Besré, avec qui elle a joué 50 ans plus tôt Rhinocéros, d’Ionesco.

Les chaises, présentée au Théâtre du Nouveau Monde, a été un des grands succès de la saison théâtrale québécoise en 2018.

Un de plus dans la très prolifique et très longue carrière de Monique Miller.

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