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Parc d’hivernage de Grande-Rivière : Québec exhorte Ottawa à trouver une solution

Des bateaux de pêche accostés dans le port de Grande-Rivière.

La communauté de Grande-Rivière souhaite aménager une rampe pour la descente des bateaux, acquérir une grue-portique en plus de moderniser son aire d'hivernage des navires.

Photo : Radio-Canada

Le ministre québécois des Pêcheries se dit déçu de la réaction du gouvernement fédéral dans le dossier du parc d'hivernage des bateaux de Grande-Rivière et invite Ottawa à « trouver une solution ».

Dans une lettre envoyée le 30 juillet à la ministre fédérale des Pêches Bernadette Jordan et à la députée-ministre Diane Lebouthillier, André Lamontagne mentionne avoir été grandement surpris qu'Ottawa refuse de financer le projet de modernisation à travers le Programme des ports pour petits bateaux.

Le projet de Grande-Rivière est évalué à 2,2 millions de dollars. Il inclut l’achat d’une grue-portique d’une capacité de levage de 60 tonnes, la construction d’une rampe pour les bateaux et l’aménagement d’une aire d’hivernage de 48 bateaux avec caméras de surveillance, électricité et clôtures.

Le 20 juillet, lors d'une annonce à Newport, Diane Lebouthillier a déclaré que ce fonds ne couvrait pas les dépenses du projet de parc d'hivernage de Grande-Rivière et que son financement relevait plutôt du gouvernement du Québec. Or les ministres fédérales avaient pourtant laissé entendre au printemps dernier que ce programme fédéral pourrait s'appliquer dans le cadre de ce projet.

À la suite de nombreuses représentations et de nombreuses discussions que j’ai eues avec vous sur le sujet, vous nous avez plutôt orientés vers le Programme des ports pour petits bateaux, rappelle André Lamontagne dans sa missive.

M. Lamontagne intervient en chambre.

Le ministre québécois de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation André Lamontagne a fait part de sa déception dans une lettre destinée aux ministres fédérales Bernadette Jordan et Diane Lebouthillier (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le ministre québécois exhorte Ottawa à s’impliquer dans le dossier.

Nous souhaitons ardemment que le gouvernement fédéral trouve rapidement une solution pour contribuer au financement du projet du parc d’hivernage de Grande-Rivière.

Une citation de :André Lamontagne, ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation

Interpellée sur la question lors d'une conférence de presse lundi, la députée de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine Diane Lebouthillier indique qu'Ottawa continuera à travailler sur le dossier, sans toutefois préciser exactement de quelle manière.

C’est un projet auquel je crois, affirme Mme Lebouthillier. Ce qu’on constate, c’est qu’autour des ports pour petits bateaux se sont installés des parcs industriels. Il n’y a aucun programme actuellement qui correspond à cette nouvelle réalité-là.

Est-ce qu’il y a du travail à faire? Oui, il y a du travail à faire puis on va continuer d’avancer dans ce dossier-là, provincial et fédéral ensemble.

Une citation de :Diane Lebouthillier, députée de Gaspésie-Les Îles-de-la-Madeleine

Mme Lebouthillier indique toutefois que cette collaboration ne se fera pas via le Fond des pêches. Ottawa soutient que le projet de parc d'hivernage n'est pas admissible à ce fonds, alors que Québec, qui finance 30 % du fonds, était prêt à faire preuve de souplesse.

La ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier, à la Chambre des communes le lundi 4 février 2019 à Ottawa

La ministre fédérale du Revenu national, Diane Lebouthillier, a affirmé que le financement des travaux à Grande-Rivière devait être pris en charge par le gouvernement du Québec (archives).

Photo : La Presse canadienne / Adrian Wyld

Un nouveau mécanisme de cogestion du Fonds des pêches?

Dans une lettre envoyée le 26 juillet au directeur général régional des régions du Québec de Pêches et Océans Canada, Sylvain Vézina, le sous-ministre adjoint aux pêches et à l’aquaculture commerciales du Québec, Abdoul Aziz Niang, reconnaît qu’il y a des enjeux dans la cogestion du Fonds des Pêches.

Le sous-ministre adjoint aux pêches propose de mettre en place un mécanisme conjoint qui permettrait de fournir les orientations et les commentaires préliminaires dès le dépôt d’une lettre d’intention de projet ou d’un nouveau projet.

Ceci permettra d’insuffler dès le départ un enlignement commun aux analyses, de faciliter le travail des analystes et de réduire les délais de traitement des projets, écrit M. Aziz Niang.

Le Fonds des pêches est un programme financé conjointement par les gouvernements du Canada et du Québec. Doté d'une enveloppe de 42,8 M $ sur cinq ans (2019-2024), il vise à stimuler l'innovation du secteur des pêches. Le financement du programme provient à 70 % du gouvernement du Canada et à 30 % du gouvernement du Québec.

Source : MAPAQ

Dans cette communication, Abdoul Aziz Niang se dit aussi favorable à l’assouplissement de certains pans du Fonds dans le but d’appuyer des projets sectoriels d’envergure, comme celui du parc d’hivernage de Grande-Rivière qui est un besoin et une priorité de l’industrie.

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