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Sécheresse dans l’Ouest : les arbres de Noël peinent à survivre à la chaleur

Les producteurs d'arbres de Noël ont perdu beaucoup d’arbres et ceux qui restent sont de moindre qualité.

Des personnes portant des masques de protection individuelle traversent des rangées d'arbres alors qu'elles en choisissent un à abattre dans une ferme d'arbres de Noël à Egbert, en Ontario, le dimanche 29 novembre 2020.

L’industrie canadienne des arbres de Noël, qui valait 53 millions de dollars en 2008, en valait 100 millions en 2019.

Photo : La Presse canadienne / Cole Burston

Radio-Canada

« Mon beau sapin, roi des forêts, que j’aime ta verdure » ne sont pas les bons mots pour décrire ce qu’il adviendra de la récolte de sapins de Noël de l’Ouest canadien pour les prochaines années. Abîmés par les vagues de chaleur et les périodes de sécheresse de l’été, les sapins de nombreux producteurs de la Colombie-Britannique ne pourront pas être vendus à des grossistes et se retrouver dans les chaumières.

De nombreux arbres qui étaient verts et en bonne santé ce printemps ont tourné au brun sur la terre de Robert Russel, qui cultive des arbres de Noël depuis 50 ans sur l’île de Vancouver. Avec des aiguilles devenues brunes, ses arbres perdent de la valeur ou deviennent de trop mauvaise qualité pour être vendus.

Les arbres n'ont pas été capables de supporter la chaleur du soleil, déplore Robert Russell, debout à côté d'un sapin de 2 mètres de haut qui serait un sapin de Noël prisé sans ses branches roussies.

En plus de ses arbres matures prêts à être vendus en décembre, les semis printaniers de Robert Russell n’ont pas non plus survécu à la vague de chaleur, ce qui met en péril une future année complète de vente.

Une famille transporte un arbre de Noël  à Saanichton, en Colombie-Britannique, le samedi 12 décembre 2020.

Des cultivateurs inviteront le public à venir chercher leurs arbres directement dans leur champ.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Le cultivateur se réjouit toutefois que certains de ses arbres aient survécu. C’est le cas des sapins de Douglas, originaires des régions côtières de la province, qui sont mieux adaptés aux fortes températures. Par contre, ceux-ci se vendent à moindre prix que d’autres sapins indigènes, en raison de la structure de leurs aiguilles.

Pas chez les grossistes, directement chez le producteur

Une saison des Fêtes avec un nombre limité de sapins, qui seront sûrement de moins bonne qualité qu’à l’habitude, c'est plus que probable, selon Paul Huesken, qui préside l’Association des producteurs d’arbres de Noël de la Colombie-Britannique. De nombreux cultivateurs de la vallée du Fraser, de l’État de Washington et de l'Oregon lui ont dit qu'ils étaient dans la même situation que Robert Russell.

Je fais pousser des arbres depuis 1987, et c’est la pire année que j’ai vue.

Une citation de :Paul Huesken, dirigeant de l’entreprise Woodsong Christmas Trees

Je dis simplement à certains de mes clients (grossistes) dans l'Ouest canadien : "Je ne pense pas pouvoir vous fournir cette année parce que vous pourriez être satisfait des trois côtés d'un arbre, mais pas du quatrième côté" , dit-il.

Plutôt que vendre ses sapins à des grossistes, Paul Huesken croit qu’il permettra plutôt d’acheter un arbre directement sur ses terres. Les gens peuvent se promener autour de l'arbre et décider s'ils vont l'acheter ou non, explique-t-il.

Une sécheresse qui se fera sentir longtemps

Étant donné qu’il peut nécessiter jusqu’à sept ans pour faire pousser un sapin à maturité, les températures élevées pourraient laisser des traces dans l’industrie pendant plusieurs années, croit Sally Aitken, qui enseigne la foresterie à l'Université de la Colombie-Britannique et est une experte des effets de la sécheresse et de la chaleur sur les arbres et les plantes.

C’est une situation délicate. Nous attendons des réactions à une situation en dehors des conditions météorologiques passées. Donc, nous ne savons pas à quoi nous attendre, dit-elle.

Avec les informations de La Presse canadienne

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