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L'histoire des espaces verts de Sherbrooke : consolidation et redéfinition des parcs

L’imposition des règles sanitaires a poussé la population à l’extérieur et les gens ont envahi les parcs. Dans une série de trois reportages, notre journaliste René-Charles Quirion fait découvrir le passé des grands parcs sherbrookois, ce qui guide les décisions actuelles concernant ces espaces verts, mais aussi les projets qui se trouvent sur la planche à dessin de la Ville de Sherbrooke.

Le parc d'une école.

Le parc de l'école Larocque à Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

René-Charles Quirion

Après la création, place à la revitalisation : la période effervescente entourant le développement des plages, des espaces verts et surtout de la promenade du lac des Nations à Sherbrooke est suivie de celle de la consolidation. Au cours de la dernière décennie, la Ville a commencé à redéfinir ses parcs, et surtout, à les adapter aux besoins de ses citoyens.

Ces besoins, au fil des années, ont évolué, notamment par le développement et l'évolution des quartiers.

Nos parcs ont pris de la popularité. Les gens se les réapproprient. Oui, nous avons créé de nouveaux parcs, mais nous avons surtout revisité d’anciens parcs.

Une citation de :Roger-Pierre Mercier, directeur du service entretien et voirie à la Ville de Sherbrooke

Le parc réalisé à l'École primaire Larocque, dans le quartier Centre-Sud, représente un exemple d'ouverture sur la communauté, qui s'inscrit dans la vision qu'a la Ville pour ses espaces publics. La cours de l'école a été reliée à celle de l'église Immaculée-Conception par le biais de grands espaces verts, de zones de sport et d'un module de jeux.

Très populaire, le parc est devenu le lieu de rassemblement de la communauté de ce quartier.

Le directeur de l'entretien et de la voirie à la Ville de Sherbrooke, Roger-Pierre Mercier.

Le directeur du service entretien et voirie à la Ville de Sherbrooke Roger-Pierre Mercier

Photo : Radio-Canada

Cela a vraiment été un projet qui a été concerté avec un groupe citoyen, avec l'école [...] On a fait un lien avec l'école, avec l'église. Donc, c'était un beau projet travaillé en transversalité avec plusieurs personnes pour la communauté, explique Roger-Pierre Mercier.

C'est d'ailleurs vers ce genre d'approche que la Ville souhaite redéfinir ces parcs.

Les [200] parcs servent aux divertissements, aux sports, d’espaces de récréation, mais aussi de lieu de rencontre. On l'a vu avec la COVID, ces espaces occupés par les familles pour pouvoir se retrouver, explique M. Mercier.

La poussée de parcs éphémères

La Ville ne fait toutefois pas que remettre ses parcs au goût du jour. Un nouveau phénomène a émergé peu de temps avant la pandémie pour animer des points névralgiques et répondre à certains besoins des citoyens : les parcs éphémères. Ces derniers sont apparus dans le paysage urbain sherbrookois avec des installations sur la rue Wellington Sud, au centre-ville, puis plus récemment avec Wellington-sur-mer, la Placette dans l'arrondissement de Fleurimont, et le square Queen, dans celui de Lennoxville.

Un aménagement urbain au centre-ville de Sherbrooke.

Wellington-sur-mer au centre-ville de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

On mise beaucoup sur l'expérience de redécouvrir les espaces urbains dans une notion de parcours, pour inviter les gens à parcourir les lieux d’une façon ludique, colorée, animée, indique Valériane Noël, architecte-paysagiste à la Ville de Sherbrooke.

Cela fait quelques années que cette tendance-là s'installe dans nos villes. Cela nous donne une autre façon de vivre nos paysages urbains, de consommer les paysages, de se rassembler, de sociabiliser. C'est un autre côté de l'aménagement qui est plus expérientiel.

Une citation de :Valériane Noël, architecte-paysagiste à la Ville de Sherbrooke
Un parc dans une ville.

Le parc éphémère au centre-ville de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada

Sherbrooke réinvente ses parcs

Sherbrooke se base sur le plan directeur des parcs pour leur développement et leur mise à jour. Le plan, qui date de 2012, sera bientôt adapté. Si la Ville a déjà entamé une revitalisation de plusieurs espaces verts, elle sera encore mieux outillée pour les réinventer.

Mais déjà, elle profite des occasions offertes pour apporter des modifications, comme c'est le cas au parc Jacques-Cartier, où un stationnement près du pavillon Armand-Nadeau a été verdi et où l'aire de jeux pour enfants est en train de subir une cure de jouvence.

Nous avons converti le stationnement pour donner cet espace sur le lac aux utilisateurs. L'an passé, nous avons refait le parc Camirand, qui est situé au centre-ville. Nous avons tout refait l'aire de jeu, puis toute la périphérie du bâtiment de service.

Une citation de :Valériane Noël, architecte-paysagiste à la Ville de Sherbrooke
L'architecte paysagiste à la Ville de Sherbrooke Valériane Noël.

L'architecte paysagiste à la Ville de Sherbrooke Valériane Noël.

Photo : Radio-Canada

Les efforts de la Ville semblent porter leurs fruits. Myriam Faniel, et Claire-Marie Legendre, toutes deux mères de famille, aiment beaucoup visiter celui du lac des Nations. L'endroit fut d'autant plus apprécié pendant la pandémie.

C’est sûr que ça faisait du bien parce que nous ne pouvions pas voir grand monde durant la pandémie. Des fois, nous allions marcher à distance de deux mètres avec des amis qui ont des enfants aussi, explique Mme Faniel.

Nous avons de très beaux parcs, soutient pour sa part Claire-Marie Legendre.

Les besoins changent et nous on s'adapte à ces changements.

Une citation de :Roger-Pierre Mercier, directeur du service entretien et voirie à la Ville de Sherbrooke

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