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Des agents communautaires plutôt que des policiers dans les parcs de Regina

Des agents de sécurité dans le parc Wascana.

Les nouveaux agents sont déjà déployés dans le parc. (archives)

Photo : Fournie par le gouvernement de la Saskatchewan

Radio-Canada

Cet été, dans le parc Wascana de Regina, il y a plus de chances de croiser un agent communautaire qu’un policier. À l'instar d'autres villes canadiennes, Regina a lancé un programme d'agents communautaires dans le but d'appuyer ses policiers et d'offrir un service plus personnel à ses habitants cette année.

Chaque agent reçoit une formation d’un minimum de six semaines accréditée par le ministère de la Sécurité publique et des Services correctionnels. Certains ont également déjà suivi des formations auprès d’établissements policiers, comme le Collège de la police de la Saskatchewan et l’école d’entraînement de la Gendarmerie royale du Canada.

Depuis le début du programme, en mai, trois agents de sécurité communautaire circulent à pied ou à vélo dans le parc de 900 hectares où se trouvent, entre autres, l’Assemblée législative, le campus de l’Université de Regina et des musées.

Selon le sergent Daryln Chernoff, qui gère le programme au parc, ces agents sont mieux placés que les policiers pour aider directement la population à régler les problèmes liés spécifiquement au parc, comme la circulation dans le parc ou le respect des règlements municipaux.

Par exemple, durant leur patrouille de mercredi, un automobiliste les a avisés de la présence de vélos abandonnés près du lac, qui ont pu être rendus à leurs propriétaires. Toutefois, en dehors de ces préoccupations d'ordre pratique, c’est la question de l’itinérance qui occupe une partie important de leur temps.

Il y a des personnes en situation d’itinérance [dans le parc]. Il y a des personnes qui luttent contre des problèmes de dépendance à la drogue. Nous pouvons leur parler et essayer de les aider, sans que cela se fasse dans une perspective d’application de la loi, explique Daryln Chernoff.

Selon le sergent Chernoff, certaines personnes sont moins gênées de parler avec ces agents qu’avec des membres du Service de police.

Certains visiteurs du parc ont toutefois des inquiétudes, étant donné que les agents sont munis d'un bâton, de poivre de cayenne et de menottes sans toutefois être des policiers en règle.

Quand on est en détresse, voir quelqu'un qui a des armes autour de la taille, c’est plus inquiétant que rassurant, raconte une résidente, Jordan Taylor, qui a elle-même eu des difficultés avec les forces de l’ordre lorsqu’elle subissait de la violence conjugale.

Toutefois, elle apprécie certains aspects du programme : Le simple fait qu'ils sont à vélo dans le parc aide un peu, parce qu'ils ne semblent pas aussi agressifs que dans des véhicules. Les petites différences comme celles-ci changent énormément la façon dont ils interagissent avec le public.

Avec les informations de La Presse canadienne

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