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RDC : des édifices de l'Église catholique attaqués à Kinshasa et au Kasaï

Une femme tient un téléphone dans sa main droite.

Des fidèles congolais priant dans une église à Kinshasa.

Photo : Reuters / Baz Ratner

Agence France-Presse

Des dizaines de jeunes ont endommagé à jets de pierre, dimanche, l'archevêché de Kinshasa. Et dans le Kasaï, 12 édifices catholiques ont été attaqués, 48 heures après des divergences sur le choix du président de la Commission électorale de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources religieuses.

Ce dimanche 1er août, un groupe des personnes non identifiées s'est présenté à l'archevêché de Kinshasa et à la résidence du cardinal Fridolin Ambongo, scandant des chants et propos désobligeants et (commettant) des actes de dégradation, a écrit dans un communiqué l'abbé Georges Njila, chancelier de l'archidiocèse de Kinshasa.

Nous désapprouvons fermement (ces actes) ainsi que leurs conséquences, et invitons tous les fidèles catholiques à rester extrêmement vigilants, a-t-il ajouté.

Au Kasaï, 11 églises catholiques et un projet piloté par des religieux catholiques ont fait l'objet d'actes délibérés de profanation, des actes ignobles et particulièrement révoltants, a écrit Mgr Bernard-Emmanuel Kasanda, évêque de Mbujimayi.

Gestes condamnés

Ces lieux de cultes ont subi une profanation progressive et systématique, dont les auteurs ont emporté des tabernacles, vases sacrés, pierres et nappes d'autel, ciboires, meubles et statues du Sacré-Coeur de Jésus et de la Vierge Marie, a expliqué le prélat.

Nous condamnons fermement ces actes contre les édifices de l'Église catholique à Mbujimayi et à Kinshasa même si nous contestons la position des dirigeants catholiques à commencer par le cardinal Ambongo, a déclaré Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel, UDPS.

Personne ne peut profiter de la situation politique actuelle, de la position des responsables de l'Église catholique pour s'en prendre à leurs édifices, a-t-il ajouté.

Originaire du Kasaï, le président Félix Tshisekedi avait fait le plein des voix à la présidentielle de décembre 2018.

Vendredi, la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l'Église du Christ au Congo (ECC) ont refusé d'avaliser le choix porté par six autres confessions religieuses sur un candidat président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l'acteur central dans l'organisation des élections en RDC.

La loi reconnaît à huit confessions religieuses la prérogative de proposer le président de la CENI.

L'influente Église catholique revendique parmi ses fidèles 40 % de la population congolaise.

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