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Des Iraniens de Québec mobilisés et inquiets pour leur pays d’origine

Une dizaine de personnes sont attroupées devant l'Assemblée nationale de Québec et brandissent des pancartes aux couleurs du drapeau iranien, c'est-à-dire vert, blanc et rouge.

Foad Goodarzi (à droite) a immigré au Canada en 2015, notamment pour élever son fils dans un pays libre.

Photo : Radio-Canada / Vincent Pichard

Des Iraniens de Québec ont manifesté dimanche soir, devant l’Assemblée nationale, pour dénoncer le régime politique de leur pays d'origine qui s’apparente, selon eux, à une dictature.

Je n’appelle plus mon pays la République islamique d’Iran. C’est devenu un État islamique qui cherche à imposer son idéologie à travers le monde.

Foad Goodarzi est amer. Il est aussi inquiet pour sa famille et celle de sa conjointe qui vivent encore là-bas. D’année en année, il considère que la situation se dégrade là où il a vu le jour. C’est ce qui l’a incité à convaincre ses amis à se faire entendre, ce week-end.

La communauté iranienne à Québec est très petite, concède-t-il. Qu’à cela ne tienne, une quinzaine de personnes ont brandi des pancartes appelant à un Iran libre, devant l’hôtel du Parlement.

La peur d'être arrêté par la police

Le gouvernement iranien sacrifie tous les droits humains au nom de son idéologie, déplore Zahra Roohi.

La dernière fois qu’elle et Foad Goodarzi sont allés rendre visite à leurs proches remonte à deux ans. Aujourd’hui, ils ne savent pas quand ils pourront y retourner.

On a peur d’y aller, peur d’être arrêtés par la police. Ceux qui protestent contre le gouvernement sont exécutés, déclare-t-elle.

Le couple et ses amis dénoncent comment les autorités iraniennes gèrent la pandémie de COVID-19 et comment elles s’en prennent à la population. Que ce soit en limitant l’accès à Internet ou en réprimant les manifestations même pacifiques.

Ça devient pire qu’en Corée du Nord. C’est décourageant. On est dans l’incertitude. On sait de moins en moins ce qui se passe sur place.

Une citation de :Foad Goodarzi

La récente élection présidentielle, en juin, qui s’est soldée par la victoire de l’ultraconservateur Ebrahim Raïssi ne les rassure pas.

C’est une vitrine, il ne sert à rien, considère Foad Goodarzi.

Un homme avec un turban sur la tête, des lunettes et une barbe blanche parle dans un micro.

L'ultraconservateur Ebrahim Raïssi a remporté la présidentielle iranienne avec 61,95 % des voix au premier tour.

Photo : Reuters

Au début de juillet, l'ancien premier ministre du Canada, Stephen Harper, a publiquement critiqué le nouveau président qui doit entrer en fonction jeudi. Ses commentaires avaient été prononcés lors d’une séance virtuelle du Sommet mondial pour un Iran libre 2021.

Le 22e premier ministre fédéral avait dit aux participants que son arrivée au pouvoir était une preuve supplémentaire de la montée de l'extrémisme en Iran.

Montré du doigt

Ebrahim Raïssi est un criminel, coupable de crimes contre l'humanité. [...] Honte à tout gouvernement dans le monde qui s'assoirait et essaierait de négocier quoi que ce soit avec une administration dirigée par Ebrahim Raïssi, avait déclaré Stephen Harper.

Le regroupement de dimanche à Québec s’est déroulé alors que sur la scène internationale l’Iran est montré du doigt. Le pays est accusé d'être responsable de l'attaque meurtrière survenue jeudi contre un pétrolier géré par un milliardaire israélien en mer d'Oman.

Les États-Unis sont certains que l'Iran a mené l'attaque, a fait savoir dimanche le secrétaire d'État Antony Blinken, rejoignant ainsi Israël et le Royaume-Uni.

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