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L'Est pris d'assaut par les touristes

Des gens dans un canot qui observent une baleine.

Cette année, l'industrie du tourisme autochtone doit essentiellement compter sur les voyageurs locaux (archives).

Photo : Essipit

Radio-Canada

La Côte-Nord s’est imposée comme une destination de choix pour les touristes, pour le plus grand bonheur des entrepreneurs locaux.

Les touristes affluent dans la région, ce qui a fait l’affaire d’Aurélie Royer, coordonnatrice aux Croisières du Capitaine.

Ça amène un achalandage assez important comparé aux autres années. Parce que l’été est assez court, donc les gens veulent en profiter.

Deux femmes regardent un écran d'ordinateur.

Aurélie Royer, coordonnatrice aux Croisières du Capitaine, en compagnie d'une préposée.

Photo : Radio-Canada / Lambert Gagné-Coulombe

À Sept-Îles, la majorité des campings sont bondés de véhicules récréatifs, et la Municipalité avait prévu le coup en mettant en place des stationnements de débordement.

Presque tous les secteurs de l’industrie en tirent profit, notamment l’hôtellerie.

Si on parle de touristes qui viennent à Sept-Îles spécifiquement, l’hôtel affiche pratiquement complet tous les soirs. Donc effectivement, on voit que le tourisme vient beaucoup à Sept-Îles, entre autres, explique Yves Bourassa, propriétaire de l’Hôtel Sept-Îles.

Une exception : les pourvoiries

Les restrictions de déplacement à l’intérieur du Québec en place au printemps et le maintien de la fermeture des frontières représentent un frein majeur pour les pourvoiries de la région.

Cette année, c’est pire que jamais : pour la plupart des pourvoiries, c’est un gros zéro. Il faut que les gens réservent et, quand c’était le temps de réserver, c’était au printemps. Au printemps, on s’est fait annoncer une interdiction de venir sur la Côte-Nord et, pour nous autres, ça a été fatal complètement, explique Charles Pinard, président de l'Association des pourvoiries de la Côte-Nord.

Charles Pinard en entrevue devant une forêt au printemps.

Charles Pinard est président de l'Association des pourvoiries de la Côte-Nord.

Photo : Radio-Canada

Les pourvoiries nord-côtières demandent d'ailleurs une compensation financière de la part du gouvernement québécois, qu’elles tiennent pour responsable de leur pire saison touristique depuis plusieurs années.

Par ailleurs, les entreprises qui ont du succès doivent composer avec un ennemi récurrent : la pénurie de main-d’œuvre.

À Sept-Îles, par exemple, les capitaines de bateaux manquent à l’appel des compagnies de croisières.

C’est une denrée rare, cette année. Donc encore là, ça freine nos opérations, parce qu’on aimerait mettre plus de bateaux à l’eau afin d'avoir plus de passagers en même temps et pour offrir plus de services. Malheureusement, je n’ai pas encore de bateaux qui se conduisent tout seuls, explique la coordonnatrice aux Croisières du Capitaine Aurélie Royer.

Avec plus de la moitié de la saison estivale derrière eux, les entrepreneurs nord-côtiers - surtout les pourvoiries - se préparent à accueillir une prochaine vague de touristes : les chasseurs automnaux.

Meilleure cohabitation en Gaspésie

En Gaspésie, l'industrie touristique a presque atteint son point de saturation durant les vacances de la construction.

Malgré cela, peu de débordements ont été signalés cette année aux autorités municipales, contrairement à ce qui avait été le cas pendant l'été 2020.

Selon le maire de Gaspé et président de l'Union des municipalités du Québec, Daniel Côté, l'interdiction de camping sur les plages a permis de créer une meilleure cohabitation entre les touristes et les communautés.

Ça permet aux gens qui veulent utiliser les plages à des fins de pêche et de baignade de se sentir chez eux. Ce n'était pas le cas l'année passée, et c'est ça qui provoquait beaucoup d'irritation.

Le rocher Percé.

Le rocher Percé

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Tant les municipalités que les infrastructures touristiques se sont mieux préparées à l'arrivée massive de visiteurs.

Le territoire est mieux aménagé, mieux partagé et on a ajouté des infrastructures également. Ça fait en sorte que les gens sont plus heureux, sont plus responsables aussi.

Daniel Côté espère qu'une ouverture prochaine de la frontière avec les États-Unis permettrait une saison touristique qui s'étire sur une plus longue période.

D'après un reportage de Lambert Gagné-Coulombe

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