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Effondrement de grue à Kelowna : la famille de deux victimes coincée en quarantaine

Un travailleur de la construction regarde une grue effondrée sur un bâtiment.

Un travailleur de la construction regarde une grue effondrée sur un bâtiment à Kelowna, en Colombie-Britannique, le 12 juillet 2021.

Photo : La Presse canadienne / Alistair Waters

Radio-Canada

Après après avoir perdu deux proches dans l’accident de grue survenu à Kelowna, Norbert Stemmer et sa mère de 87 ans ont dû payer 11 500 $ et se sont fait imposer une quarantaine à l'hôtel à cause d’un problème technique avec leur code QR à leur arrivée au Canada en provenance d'Allemagne.

Norbert Stemmer a voulu sauter dans un avion pour soutenir son frère à Salmon Arm, en Colombie-Britannique, lorsqu’il a appris la nouvelle du décès de ses deux neveux à Kelowna.

Eric et Patrick Stemmer font partie des cinq victimes de l'effondrement survenu le 12 juillet dans l’Okanagan.

J'ai reçu un appel, très tôt le matin, de mon frère, il ne pouvait pas parler, il ne faisait que pleurer et crier, en disant : "On a perdu Patrick et Eric!", raconte Norbert Stemmer. Ils n’ont pas de famille au Canada, ils sont tout seuls. Tout le monde est en Allemagne.

À cause de la pandémie, Norbert Stemmer et sa mère ont dû passer par un long processus pour obtenir les papiers nécessaires à leur voyage et réserver leur avion.

Actuellement, les touristes n'ont toujours pas le droit de voyager au Canada.

Cependant, les personnes autorisées à venir, comme les résidents permanents, les citoyens et détenteurs de visas de travail, peuvent franchir la frontière sans s’isoler, si elles sont doublement vaccinées.

Les ressortissants étrangers peuvent demander une exemption pour certains motifs spécifiques. Être présent pendant les derniers moments de la vie d’un proche ou assister à un enterrement font partie des raisons humanitaires listées sur le site du gouvernement du Canada.

Après près de deux semaines, Norbert Stemmer et sa mère ont obtenu une exemption de quarantaine de l'ambassade canadienne à Vienne pour raisons humanitaires. Avant d’embarquer dans l'avion pour le Canada, ils ont fait un test PCR qui a confirmé qu’ils n'étaient pas infectés par la COVID-19. Ils disposaient également d’une preuve de vaccination complète.

Arrivés à Vancouver le 23 juillet, ils n’ont toutefois pas réussi à ouvrir leur code QR, qui prouve que leur vaccination est complète, à cause d’un problème technique de l’application.

L’Agence de la santé publique du Canada leur a donné une amende de 5750 $ chacun et leur a imposé un isolement de trois jours dans un hôtel désigné avant qu’ils ne terminent leur quarantaine de 14 jours dans leur famille, affirme Norbert Stemmer.

La responsabilité repose sur le voyageur, rappellent les services frontaliers

Les voyageurs doivent s’assurer de répondre à tous les critères requis (Nouvelle fenêtre) après avoir obtenu une autorisation d’entrée au Canada pour raisons humanitaires, souligne l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), sans commenter spécifiquement le cas de la famille Stemmer.

C’est la responsabilité du voyageur de montrer clairement qu’il répond aux exemptions comme c'est indiqué dans le Ddécret, écrit la porte-parole Jacqueline Callin dans une déclaration.

Les agents frontaliers demandent souvent aux responsables de la santé publique de prendre une décision finale lorsque des questions se posent sur les papiers sanitaires du voyageur, selon elle.

Norbert Stemmer et sa mère ont tout de même obtenu une exemption pour quitter leur maison une journée afin d'assister aux funérailles, mais ils devaient garder leur masque et respecter la distanciation physique.

Nous n’avons pas le droit d’embrasser ou d’enlacer les autres pour les réconforter, ni quoi que ce soit d'autre. C’est très difficile, parce que le choc est tellement profond, nous avons encore beaucoup de larmes en nous.

Une citation de :Norbert Stemmer, membre de la famille des victimes

Même si nous avions un océan qui séparait notre famille de Patrick et d'Eric, nous avions des liens très forts, souligne-t-il. 

Il leur reste désormais six jours de quarantaine, mais Norbert Stemmer cherche toujours des réponses et espère que le gouvernement fera preuve de compassion.

Nous devons nous battre parce que c’est une injustice, dit-il. Nous sommes deux, nos tests sont négatifs et nous sommes entièrement vaccinés. C’est ridicule.

Avec les informations de Brittany Roffel

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