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Des nouveaux arrivants de Winnipeg réunis par un jardin dans West Kildonan

Raymond Ngarboui.

Raymond Ngarboui aide les familles de nouveaux arrivants à cultiver leurs fruits et légumes dans ce nouveau jardin communautaire du quartier West Kildonan.

Photo : CBC / Justin Fraser

Radio-Canada

Dix familles de neuf nationalités différentes se rassemblent grâce à un nouveau jardin communautaire né dans le quartier West Kildonan de Winnipeg.

Ce jardin fait partie du projet de jardin communautaire arc-en-ciel (Rainbow Community Garden), une initiative lancée en 2008 près de l’Université du Manitoba.

Raymond Ngarboui, qui aide les familles à cultiver leurs fruits et légumes, explique que le nombre de familles souhaitant avoir un espace de jardin a triplé. Il attribue cet engouement à la pandémie, à l’augmentation du coût des aliments et à un désir d'entrer en contact avec les autres.

Plus de 160 familles étaient donc dans l’attente d’une parcelle de terrain, ce qui a motivé l’expansion du projet dans le quartier West Kildonan, sur le côté du Centre communautaire West Kildonan Memorial.

Au début du mois de juillet, les familles ont pu y planter des légumes qui leur étaient familiers.

Raymond Ngarboui fait valoir les échanges culturels que permet le jardin.

Au Canada, les gens considèrent ça comme de la mauvaise herbe, lance-t-il en mâchant quelques feuilles arrachées d’une grande plante verte. Mais c’est très nourrissant. Je ne le savais pas avant qu’un de nos participants, qui vient du Népal, nous dise qu’il s’agissait de l’un des légumes à feuilles les plus communs là-bas.

Les piments rouges, les gombos, l’amarante et les tomates génèrent l’adhésion de tous, affirme-t-il.

Joana Ngarboui, une tomate dans les mains.

Joana Ngarboui, 9 ans et demi, aide son père à cueillir des tomates.

Photo : CBC / Justin Fraser

Mais le projet dépasse les considérations botaniques et culinaires.

Beaucoup de familles nous ont fait comprendre qu’elles sont restées à l’intérieur pendant plusieurs mois durant la pandémie, ce qui a eu un impact sur leur santé mentale, explique Raymond Ngarboui, qui travaille avec la Community Education Development Association, un organisme communautaire œuvrant à l’inclusion sociale.

Le jardin communautaire leur donne ainsi l’occasion de créer des liens et de prendre l’air.

Sur le plan économique, ça permet d’obtenir de la nourriture qu’on a produite soi-même, de très bonne qualité et de très bon goût, ajoute-t-il.

Le projet a notamment bénéficié de l’appui du Winnipeg Food Council.

Raymond Ngarboui en train de travailler dans le jardin.

Raymond Ngarboui souhaiterait que d'autres terrains de la ville servent à faire pousser des fruits et légumes.

Photo : CBC / Sam Samson

Raymond Ngarboui en appelle maintenant à une volonté politique et sociale pour investir d’autres terrains de la ville.

Il y a tellement d’espaces à Winnipeg, comme des cours d’école ou d’église, qui pourraient être utilisés pour produire de la nourriture, fait-il remarquer. Si chaque organisation voulait partager [son espace], ce serait merveilleux.

Avec les informations de Sam Samson

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