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Le Canada accueillera trois athlètes de l’équipe olympique de réfugiés

Rose Nathike Lokonyen, à gauche, et James Nyang Chiengjiek, à droite

Rose Nathike Lokonyen, à gauche, et James Nyang Chiengjiek, à droite, font partie de l’équipe olympique de réfugiés.

Photo : CBC / Stephanie Jenzer

Radio-Canada

Trois athlètes originaires du Soudan du Sud qui compétitionnent sans nation aux Jeux olympiques de Tokyo se verront accorder la résidence permanente par Ottawa dans le cadre d'un programme d’études sportives unique au monde.

Les athlètes sélectionnés font partie de l’équipe olympique de réfugiés, composée de sportifs qui ont fui la misère et la violence dans leur pays d'origine.

Les trois coureurs réfugiés, Rose Nathike Lokonyen, Paulo Amotun Lokoro et James Nyang Chiengjiek, avaient déjà participé aux Jeux de Rio sous la bannière des réfugiés.

Nous envoyons un message d’espoir à toutes les personnes déplacées dans le monde. Cela va aider d’autres réfugiés.

Une citation de :L'athlète Rose Nathike Lokonyen

Après les Jeux de Tokyo, ils vont pouvoir poser leurs valises en Ontario grâce à l'obtention de la résidence permanente qui leur permettra peut-être de devenir un jour des citoyens canadiens.

Ils vont étudier à l’Université Sheridan d’Oakville, en Ontario dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et l’Entraide universitaire mondiale du Canada (EUMC), un organisme à but non lucratif qui accompagne les étudiants réfugiés.

Selon l'UNHCR, le Canada est le premier pays à mettre en place un tel programme.

Les athlètes de l'équipe olympique des réfugiés défilent lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Tokyo.

Les athlètes de l'équipe olympique des réfugiés défilent lors de la cérémonie d'ouverture des Jeux de Tokyo.

Photo : Getty Images / Odd Adnersen

Deuxième participation d’une équipe de réfugiés aux Jeux olympiques

Le Comité international olympique (CIO) a créé pour la première fois une équipe de réfugiés à l’occasion des Jeux de Rio en 2016, en partenariat avec l’UNHCR, afin de jouer un rôle dans la crise mondiale des réfugiés.

La première équipe olympique de réfugiés était composée de 10 athlètes originaires de quatre pays. L’initiative a été reconduite pour les Jeux de Tokyo.

Cette année, les 29 membres de l’équipe sont originaires de 11 pays, dont la Syrie, l’Iran et l’Afghanistan.

Un long parcours avant d’arriver au Canada

Les trois réfugiés ont surmonté des obstacles que la plupart des sportifs olympiques ne rencontreront jamais. Après avoir fui les violences au Soudan du Sud lorsqu’ils étaient jeunes, ils ont vécu dans le camp de réfugiés de Kakuma au Kenya où leurs performances athlétiques ont été repérées. Ils se sont entraînés dans le camp ainsi que dans une base d’entraînement spécialisée près de Nairobi.

Le haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a félicité le Canada d’avoir ouvert la porte aux réfugiés grâce à un parcours sportif.

Cela montre à quel point le Canada et les Canadiens sont créatifs dans la manière d'accueillir significativement les réfugiés au Canada, a-t-il déclaré dans une entrevue. M. Grandi espère que d'autres institutions au Canada, aux États-Unis et à l'étranger emboîteront le pas.

Seulement 3 % des réfugiés à travers le monde atteignent un parcours collégial ou universitaire, d'après l'organisme onusien.

Avec les informations de CBC

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