•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des feux de forêt intenses peuvent nuire à l’eau potable, selon un chercheur

Une bouteille de plastique à usage unique est photographiée devant une ville vue en silhouette.

Les feux de forêt s'ajoutant aux conditions météorologiques extrêmes peuvent créer «un chaos» dans l'approvisionnement en eau potable, selon un chercheur.

Photo : Radio-Canada / CBC/Ben Nelms

La Presse canadienne

De grands feux de forêt suivis de fortes précipitations peuvent avoir d’importantes répercussions sur les bassins versants et, par conséquent, sur la quantité et la qualité de l’eau potable disponible dans une région donnée, met en garde un chercheur du service canadien des forêts.

Selon François-Nicolas Robinne, du service canadien des forêts, l’enchaînement de sécheresses, feux de forêt et précipitations peut créer un chaos dans les bassins versants d’une région.

M. Robinne souligne que la végétation et les éléments organiques des forêts servent à absorber et à distribuer l’eau des pluies plus uniformément. Ils sont aussi un filtre naturel pour les sédiments et les toxines qui s’y trouvent.

Or, lorsque tout cela brûle, ce genre d'effet d'éponge de la forêt et de la végétation disparaît; on se retrouve avec une plus grande quantité d'eau qui s'écoule plus tôt dans la saison, dit-il.

Dans le pire des cas, cela peut entraîner des crues soudaines. Les débris qui s'écoulent affecteront probablement la quantité d'eau potable disponible pour une collectivité. À cela viennent s'ajouter les répercussions des sécheresses.

On a déjà moins d'eau. Après un important incendie, on peut avoir soudainement un énorme apport d'eau de mauvaise qualité, dit le chercheur.

Certes, cette eau sera traitée aux normes canadiennes avant de se rendre aux consommateurs, précise-t-il, mais ce processus est coûteux.

Un seuil inquiétant franchi dans neuf bassins de la C.-B.

Un cycle de sécheresse, feux de forêt, fortes précipitations, puis sécheresse est particulièrement dangereux, prévient François-Nicolas Robinne.

Il estime que l'approvisionnement en eau est généralement perturbé lorsqu'au moins 20 % de la superficie d'un bassin versant est brûlé.

Ce seuil a été atteint dans neuf bassins en Colombie-Britannique depuis le début de la saison des feux de forêt.

Le chercheur mentionne que le Canada a besoin de plus de données et d'analyses sur les effets historiques et continus des incendies de forêt sur les bassins versants.

À long terme, les plus graves destructions causées par le feu peuvent ressembler à une certaine forme de désertification, avance-t-il.

Nous n'en sommes pas encore là, mais c'est certainement une source de préoccupation.

Le chercheur recommande notamment aux collectivités des zones sujettes aux incendies de réduire la végétation sensible au feu dans leur bassin versant.

Les collectivités peuvent également envisager de mettre à jour leur système de traitement pour assurer la qualité de l'eau au cas où leur source serait affectée par un incendie de forêt.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !