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Les allergies ont bondi depuis 15 ans

Une personne éternue en passant à proximité d'un arbre à fleurs.

La crise du climat a des conséquences sur les allergies saisonnières, car elle allonge la période de pollinisation, ce qui augmenter la quantité de pollen dans l’air.

Photo : iStock

Les allergies dues à l’exposition au pollen ont augmenté depuis une quinzaine d’années. La pollution atmosphérique et le réchauffement climatique ne sont pas étrangers à cette hausse qui prendra, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), des proportions épidémiques d’ici 2050.

L’OMS estime que la moitié de la population mondiale souffrira d’une allergie à la moitié du siècle. Présentement, environ le quart des Canadiens éprouvent une réaction lorsqu’ils sont exposés à un allergène.

Aujourd’hui, on a beaucoup plus de consultations pour des gens qui souffrent d’allergies qu’il y a 10 ou 15 ans, explique le pharmacien-propriétaire André Villeneuve. Depuis une quinzaine d'années, on voit une augmentation de gens qui se présentent en pharmacie.

Ce printemps fut particulièrement éprouvant pour les personnes allergiques. L’arrivée soudaine de la chaleur a mené à un bourgeonnement rapide et à une explosion du pollen dans l’atmosphère, explique Jean-Nicolas Boursicot, allergologue au CHU de Québec.

Le bourgeon des arbres est sorti soudainement vers la fin du mois de mai et donc, les gens qui sont sensibles au pollen des arbres ont ressenti des symptômes beaucoup plus violents que les années précédentes.

Une citation de :Jean-Nicolas Boursicot, allergologue au CHU de Québec

L’abondance de pollen dans l’atmosphère a même rendu certains traitements caducs, laissant les nez couler et les yeux rougis malgré la prise d’un antihistaminique.

On a constaté que les taux de pollen [...] avaient atteint des seuils record, poursuit Jean-Nicolas Boursicot.

Par contre, d’une année à l’autre, difficile de prédire à quel point le pollen incommodera les allergiques. On n’a pas de boule de cristal pour savoir quelle année pourrait être plus difficile qu'une autre. Tout dépend de Dame Nature et ses caprices.

Une citation de :Jean-Nicolas Boursicot, allergologue au CHU de Québec

Le réchauffement planétaire en cause

La chose qui semble certaine, c’est que Dame Nature a de plus en plus chaud, ce qui a une incidence directe sur la gravité des allergies.

Le réchauffement de la planète, qu'on y croie ou pas, l'effet est vérifié. Ça permet d'allonger la saison des allergies, explique Jean-Nicolas Boursicot. Par exemple à Montréal, si les gens souffraient de l’herbe à poux pendant août et septembre, on voit que les saisons sont prolongées de plusieurs semaines.

Parfois, les allergènes demeureront dans l’air jusqu’en octobre, un phénomène qu’on ne voyait pas il y a une vingtaine d’années, précise le Dr Boursicot.

Avec l’augmentation des personnes allergiques annoncée par l’OMS et la prolongation de la saison des allergènes constatée par l’allergologue, la situation n’est pas à prendre à la légère, assure Jean-Nicolas Boursicot.

Avoir une rhinite allergique augmente le risque de comorbidité, entre autres le risque de développer l'apnée du sommeil. Lorsqu'il y a une congestion nasale constante, on augmente le risque également de développer de l’asthme.

Une citation de :Jean-Nicolas Boursicot, allergologue au CHU de Québec

Le pharmacien André Villeneuve concède qu’il y a peu de choses à faire pour éviter de développer une allergie. Toutefois, il recommande de consulter rapidement lorsqu’apparaissent les premiers symptômes.

Aller consulter, juste pour avoir un antihistaminique en vente libre afin de régler le problème, demande-t-il. Des fois, les gens se découragent, car le premier ne fonctionne pas, mais il faut en essayer 2 ou 3 avant de trouver le bon.

Avec les informations de Nicole Germain

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