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Olymel et ses travailleurs dans l'impasse après 94 jours de grève

Des travailleurs manifestent devant l'usine Olymel à Vallée-Jonction.

Les travailleurs de l'usine Olymel de Vallée-Jonction sont sans convention collective depuis le 1er avril.

Photo : Radio-Canada / Pascal Poinlane

Après 94 jours de grève, le blocage demeure à l’usine Olymel de Vallée-Jonction. Le syndicat a rejeté une proposition soumise par l’équipe de conciliateurs dépêchés par le ministre du Travail, vendredi, claquant la porte après deux jours de négociations.

L’enjeu des salaires demeure au cœur du litige.

L’employeur reste campé sur sa position, dénonce Martin Maurice, président du syndicat des employés.

Le reste est réglé. C’est du côté salarial qu’on ne s’accorde pas.

Une citation de :Martin Maurice, président du syndicat des travailleurs d'Olymel à Vallée-Jonction

Présentement, Olymel soumet deux conventions collectives à ses employés, explique Martin Maurice. Il y a deux propositions, une de six ans, et une de sept ans. Nous, on est sur six ans, maximum.

Au cours de négociations intensives de deux jours, le syndicat affirme avoir présenté une contre-offre au patronat.

On a fait une proposition pour s’approcher, mais ça n’a pas marché, déplore le président syndical.

Le syndicat, affilié à la CSN, ne fait mention d'aucune offre soumise par le conciliateur dans sa version des faits partagée par voie de communiqué, vendredi soir.

La direction « abasourdie »

La direction d'Olymel se dit extrêmement déçue et abasourdie par l'attitude des représentants syndicaux, a fulminé par voie de communiqué l’employeur. [Ils] ont brusquement décidé de quitter la rencontre de conciliation en tournant le dos à une proposition susceptible de régler le conflit en cours.

Paul Beauchamp, premier vice-président d’Olymel, qualifie d’incompréhensible la fin de non-recevoir opposée par le syndicat.

Quand l'équipe de conciliation a déposé sa proposition, ça ne faisait pas plus l'affaire d'Olymel que du syndicat, souligne-t-il. Mais il faut se donner la perspective nécessaire et se dire : est-ce qu'on l'accepte dans le but d'en arriver à un règlement?

Paul Beauchamp, premier vice-président d'Olymel

Paul Beauchamp, premier vice-président d'Olymel

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran

Cette proposition de l'équipe de conciliation contenait tous les éléments en mesure de rallier les deux parties, indique-t-il. L'attitude des représentants syndicaux est incompréhensible et ne fera que retarder le règlement d'un conflit qui a trop duré.

« Du jamais vu au Québec »

Le conflit perdure depuis le 28 avril. Mi-juillet, plus de 100 000 porcs attendaient de se rendre à l’abattoir. Les producteurs disaient alors n’être qu’à quelques semaines de devoir abattre leurs bêtes si la grève se poursuivait à Vallée-Jonction.

On défonce des records avec 130 000 porcs en attente pour cet été... C'est du jamais vu. Ça ne s'est jamais vu, dans notre industrie.

Une citation de :David Duval, président des Éleveurs de porcs du Québec
David Duval, président, Éleveurs de porcs du Québec.

David Duval, président, Éleveurs de porcs du Québec

Photo : Radio-Canada

Pour le premier vice-président d'Olymel, le blâme repose entièrement sur le syndicat.

L'odieux de la situation que nous vivons encore ce matin repose sur la décision de l'équipe de négociation syndicale. Et à compter de maintenant, si jamais on devait considérer devoir faire de l'abattage humanitaire parce que le conflit aura trop duré, la population saura à qui s'adresser pour déplorer le gaspillage alimentaire.

Une citation de :Paul Beauchamp, premier vice-président, Olymel

La date d'une prochaine rencontre entre les deux parties reste encore à déterminer.

Le syndicat prévoit tenir une rencontre avec ses membres mardi, à 8 h 30.

Avec les informations de Marc-Antoine Lavoie et de Colin Côté-Paulette

Avec les informations de La Presse canadienne

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