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L’union des chefs autochtones demande un moratoire des coupes de forêts anciennes

Le bassin versant de Fairy Creek avec une partie des arbres coupée.

L'union des chefs autochtone déplore également les tensions qui sont montées entre des membres des Premières Nations et certains militants pour la sauvegarde des forêts anciennes.

Photo : Radio-Canada / Sarah Xenos

L’union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique (UBCIC) demande au premier ministre John Horgan d’instaurer un moratoire sur la coupe de forêts anciennes pour l'ensemble de la province, notamment en raison des feux de forêt.

Alors que nous nous enfonçons dans une saison agressive et mortelle de feux de forêt, il est impératif que le gouvernement provincial entreprenne rapidement des actions pour protéger les forêts anciennes, écrit le président de l’union, Stewart Phillip, dans un communiqué.

Une déclaration pour protéger les arbres anciens et soutenir la mise en oeuvre des recommandations du rapport indépendant sur l’avenir des forêts anciennes, publié en avril 2020, a d’ailleurs été rédigée.

Si le gouvernement est sérieux dans son désir de protéger les arbres anciens, les scies mécaniques doivent cesser pour que toutes les options soient maintenues et le gouvernement doit commencer à travailler avec les Premières Nations pour soutenir une protection permanente, écrit l'UBCIC.

Toutes les nations de la province sont encouragées à modifier la déclaration, qui propose également une approche de gestion des forêts guidée par les lois ancestrales, ainsi que les responsabilités et le respect des titres et des droits, puis à l’adopter.

Nos arbres anciens sont vitaux pour la santé et la survie future de nos forêts [...] qui sont non seulement capables de soutenir la culture et les moyens de subsistance des autochtones, mais qui sont aussi plus résistantes aux feux de forêt et au changement climatique, écrit la secrétaire-trésorière de l'union des chefs, Kukpi7 Judy Wilson.

Avec les incendies de forêt qui ont déjà englouti plus de 460 000 hectares de forêts depuis le 1er avril, l’union souhaite que des actions concrètes soient entreprises par la province.

Nous avons besoin de restauration écologique, pas de couper dans ces forêts. S’il n’est pas possible d'identifier les secteurs à risque, alors toutes les forêts anciennes devraient faire l’objet d’un moratoire, soutient l’union.

Le groupe déplore également les tensions qui sont montées entre les membres des Premières Nations et certains militants et les conflits qui ont entouré la protection des forêts anciennes qui renforce des divisions nuisibles entre les communautés.

Le ministère des forêts assure collaborer avec les Premières Nations, dont l’UBCIC, pour la protection de ces forêts pluricentenaires.

Depuis septembre 2020, nous avons désigné 11 zones qui contiennent près de 200 000 hectares de forêts anciennes et celles-ci font l'objet d'un moratoire temporaire, rappelle le ministère.

Avec des informations de Geneviève Lasalle

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