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Des jeunes d’Edmonton créent des boissons gazeuses à déguster... ou à écouter !

Chaque bouteille comporte des codes QR qui permettent entre autres d'écouter des expérimentations artistiques inspirées du bruit des bulles qui éclatent.

Deux jeunes présentent fièrement leur boisson gazeuse.

Les jeunes participants du projet se regroupent notamment le jeudi au marché africain Habesha pour vendre leur produit.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

La boisson gazeuse POPOPOPOPOP possède un goût acidulé aux baies de gojis agrémentées des efforts d’élèves de sixième année de l’École John A. McDougall. Ils proposent une excursion auditive, gustative et pédagogique dans l’univers pétillant des sodas, afin d'amasser des fonds pour les programmes de musique de leur établissement scolaire.

Les jeunes ont conceptualisé le produit, de l’étiquette à la saveur, dans le cadre de leur cours de musique depuis le début de l’année.

Nous avons inclus beaucoup plus de choses que la couleur et son odeur, indique Angelica Renuganth, une des élèves participantes au projet.

Chaque bouteille arbore de ce fait quatre codes QR renvoyant à des expérimentations artistiques faites en partenariat avec des artistes d’Edmonton, de Vancouver ou des États-Unis et les élèves de l’école.

Une des plus choses la plus importante qu’on s’est demandée est : quel est le son d’une boisson gazeuse. On a passé beaucoup de temps à y penser, précise-t-elle.

Les élèves portent le fruit de leurs réflexions dans des pièces artistiques multidisciplinaires. Par exemple, POPCAST (Nouvelle fenêtre), raconte leur démarche artistique sous forme de baladodiffusion avec l’aide des Vancouvéroises de Big Rock Candy Mountain, un organisme qui se spécialise dans la création d'aliments avec les élèves du primaire.

Deux bouteilles de boisson gazeuses sont déposées sur une table.

Chaque code QR sur la bouteille POPOPOPOPOP renvoie à une oeuvre artistique ou musicale différente.

Photo : Radio-Canada / Emilio Avalos

Melissa Andrews, leur enseignante de musique, souligne les bienfaits pédagogiques de l’expérience.

Ils ont appris au-delà de la matière vue en classe, fait-elle savoir.

Ils ont créé de la musique en se servant de bouteilles, du pétillement des bulles ou de leur corps, explique-t-elle, fière des fruits de leur labeur.

Le Conseil des arts d'Edmonton et la Galerie d'art Mitchell ont commissionné le projet.

La curatrice de la Galerie d’art Mitchell, Carolyn Jervis, dit que cette initiative, dans laquelle elle s'implique depuis trois ans, vise à démontrer l’importance d’intégrer les enfants dans des démarches artistiques rigoureuses.

Il arrive souvent de les laisser de côté, car on croit qu’ils sont trop jeunes, estime-t-elle. Mais ils ont beaucoup d’idées à proposer [...] et je crois que ce projet est une façon d’honorer leur créativité.

Une levée de fonds

Tous les profits des ventes iront aux programmes de musique de l’École John A. McDougall. Seulement 1000 bouteilles sont en inventaire, et elles se vendent très facilement, indique Carolyn Jervis.

Nous avons dû aller livrer des boissons en urgence, car un des commerces était sur le bord de la rupture de stock, raconte-t-elle avec satisfaction.

Les boissons POPOPOPOPOP sont offertes dans moins d’une dizaine de commerces d’Edmonton, comme le Hideout Distro ou TIX on the Square.

Les jeunes participants du projet se regroupent notamment le jeudi au marché africain Habesha pour vendre leur produit.

J’espère qu’ils pourront financer d'autres projets musicaux du même genre, lance avec espoir Carolyn Jervis devant le succès de l’affaire.

Avec les informations de Nathan Fung

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