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L’UES blanchit le policier d’Ottawa qui avait tiré sur un homme armé d’une épée

L’Unité des enquêtes spéciales (UES) conclut que l’agent de police qui a fait feu a agi en « dernier recours »

Une voiture du Service de police d'Ottawa stationnée dans le marché By.

L’Unité des enquêtes spéciales conclut que l’agent de police qui a fait feu a agi en dernier recours (archives).

Photo : Radio-Canada / Dominique Degré

Radio-Canada

Le chien de garde de la police de l’Ontario juge qu’aucune accusation ne devrait être portée à l’encontre du policier d’Ottawa qui a tiré et blessé un homme de 28 ans muni d’une épée, le 4 avril dernier, sur le chemin Montréal.

L’Unité des enquêtes spéciales (UES) se dit convaincue que l’officier de police n’a utilisé son arme autrement qu’en dernier recours et avec le motif raisonnable de croire qu’il était nécessaire de le faire pour se protéger d’un risque imminent.

Selon ce qu'indique le rapport de l’UES, le Service de police d’Ottawa a été appelé sur les lieux de l’incident, près de l’intersection des chemins Montréal et Ogilvie, dans les petites heures du matin, le 4 avril dernier, après avoir été prévenu qu’un homme y brandissait une épée.

L’agent de police déployé sur les lieux a essayé à plusieurs reprises d’amener l’homme à lâcher son arme, écrit l’UES. D’après des policiers et des témoins, l’homme semblait traverser une crise de santé mentale, note le rapport.

Réaliser une intervention spéciale en santé mentale n’était pas une option, poursuit le rapport, compte tenu de la présence d’une arme et de la vitesse à laquelle les événements se sont déroulés.

Lorsque l'agent concerné – le troisième à arriver sur les lieux – est sorti de sa voiture de patrouille, l'homme muni de l'épée a couru vers lui à environ 15-20 mètres de distance, indique l'UES.

Le policier a tout d’abord reculé et crié à l’homme armé d’arrêter et de ne pas faire ça, selon le rapport. Mais une fois que l’homme s’est rapproché à moins de trois mètres de distance, le policier a tiré quatre fois.

Toutes les balles ont touché l'homme, dont une au bras gauche et deux à l'aine. Il a été transporté à l'hôpital avec des blessures graves, mais l'UES signalait à l’époque qu'il était dans un état stable.

Il ne fait aucun doute que l'officier a été confronté à une arme potentiellement mortelle entre les mains d'un homme disposé et capable de s'en servir, indique le rapport, ajoutant que l'homme avait déjà frappé la première voiture de police à arriver sur les lieux avec son épée.

Le rapport de l'UES note également que l'agent n'a pas tiré, une fois que l'homme était à terre.

L'homme qui a été atteint par les balles du policier a refusé d'être interrogé par l'UES.

Avec les informations de CBC

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