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Vaccination des travailleurs : un casse-tête pour des employeurs

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À Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, parmi la trentaine de pompiers et de premiers répondants, la moitié ne s'est pas fait vacciner jusqu'à maintenant. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Sebastien Vachon

Des employeurs s'inquiètent de voir une partie de leurs travailleurs refuser le vaccin contre la COVID-19. Parmi eux, le maire de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Dans la Capitale-Nationale, 80,9 % des travailleurs de la santé ont reçu les deux doses et 93,1 % en ont reçu une première, selon les données du ministère de la Santé et de Services sociaux.

Plus généralement, le secteur de la MRC de Portneuf, à deux pas de la MRC de La Jacques-Cartier, affiche le taux de vaccination le plus bas de toute la Capitale-Nationale : 55 % de la population a reçu deux doses, dont seulement 35,9 % des 18-29 ans, selon les chiffres du CIUSSS.

À Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, parmi la trentaine de pompiers et de premiers répondants, la moitié ne s'est pas fait vacciner jusqu'à maintenant. Une situation qui inquiète le maire de la ville.

Mon DG et moi, on ne trouve pas ça tellement drôle, lance Pierre Dolbec, édile de la petite municipalité dans la région de la Capitale-Nationale.

Parmi les pompiers et les premiers répondants, ce sont les plus jeunes qui se montrent récalcitrants. Mes plus jeunes, on a de la misère avec eux autres, c’est épeurant, poursuit le maire.

La caserne des pompiers à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.

Le service incendie de Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier

Photo : Radio-Canada

De l'aide de Québec?

Bien que le directeur du service des incendies essaie de faire passer le mot, rien n'y fait pour le moment, selon le maire.

M. Dolbec envisage de faire passer des tests de dépistage de la COVID-19 et se dit prêt à les payer, s'il a l'aval des employés. Mais cela peut aussi avoir un impact négatif, croit-il, notamment inciter ses employés — qui pour certains sont à temps partiel — à démissionner, ce qu'il veut éviter à tout prix.

Alors pour obliger les premiers répondants et les travailleurs de la santé à se faire vacciner, c'est sur le gouvernement Legault que le maire Dolbec fonde tous ses espoirs.

Je pense que le seul joueur qui pourrait réellement nous donner un outil de travail, c’est le gouvernement, estime-t-il.

Légalement possible

Pour le moment, forcer la vaccination n'est pas dans les plans de Québec. Et, jusqu'à maintenant, la santé publique a toujours écarté cette option. Ce serait toutefois légalement possible dans certaines circonstances, explique Marianne Plamondon, avocate spécialisée en droit du travail, associée chez Langlois avocats.

Le gouvernement, en vertu de la Loi sur la santé publique, peut déterminer la vaccination [...] d’une partie de la population, tel qu’il le détermine, a soutenu Me Plamondon à l’émission Tout un matin.

Il faut, pour cela, qu’un état d’urgence sanitaire soit déclaré dans la province et qu’une maladie contagieuse menace gravement la santé de la population.

Mais sans cette condition, Me Plamondon rappelle qu'un employeur ne peut pas sans violer les droits de la personne obliger un employé à se faire vacciner.

Avec les informations de Guylaine Bussière

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