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Chronique

Le festival Diapason, entre surprises et lieux inédits à Laval

Des personnes sont sur des embarcations sur l'eau.

Le public assistant à un concert sur l'eau donné en petit comité l'an dernier lors du festival Diapason

Photo : Janick Blanchet

Fermetures, annulations, confinements, reports, restrictions, distanciations, déconfinements partiels... Les petits et grands rassemblements musicaux au Québec ont été malmenés comme jamais depuis le début de la pandémie, et le festival Diapason n’a pas fait exception.

L’événement, qui se déroule dans le quartier Sainte-Rose, à Laval, aura lieu cette année du 5 au 8 août. Il sera nettement plus copieux que celui présenté l’été dernier, entre la première et la deuxième vague de la pandémie.

L’an dernier, on a produit trois spectacles – Louis-Jean-Cormier en solo, Sara Dufour et Aramis – pour un public limité à 50 personnes, note Laurence Perreault, la coordonnatrice générale et artistique du mouvement Diapason. Il s’agissait de trois spectacles extérieurs : sur l’eau, dans le bois et dans la cour d’un restaurant.

Durant tout l’hiver et les vagues subséquentes de virus, l’équipe organisatrice a espéré, et espéré pouvoir proposer une affiche nettement plus substantielle en 2021.

Cette année, on voulait le plus de monde possible et ne pas être en mode virtuel. On a dû s’ajuster avec les nouvelles règles qui ont changé ces dernières semaines. Maintenant, nous avons droit d'avoir jusqu'à 3000 personnes en extérieur, mais afin de respecter les bulles, on va se limiter à moins que ça.

Une identité propre 

Qu’il soit régional et intimiste ou qu’il soit présenté dans de grands centres urbains avec des vedettes internationales, chaque festival tente de créer sa propre identité et d’apposer une signature distincte sur son événement. C’est ce que le festival Diapason a fait depuis quelques années, au point où il a grandement évolué depuis ses débuts.

Nous en sommes à la 12e édition, mais à l’origine, il s’agissait plus d'un concours, précise Laurence Perreault. Depuis six ans, c’est un festival extérieur qui se spécialise dans la présentation de spectacles dans des lieux atypiques.

Il y a encore un appel de candidatures, ce qui nous permet de programmer des artistes émergents, de la relève ou plus alternatifs, en première partie d’artistes plus établis. C’est le cas notamment cette année avec Sara-Danielle et Claire Morrison, qui font les premières parties de spectacles de Matt Hulubowski et d’Elliot Maginot.

Des concerts sur l’eau ou dans le bois 

Les festivals planifient parfois des concerts qualifiés de « surprises ». Ici, ce sont plutôt les lieux des prestations qui peuvent être désignés ainsi. Les sites de divers concerts, sur terre et sur l’eau, étant inconnus du public jusqu’au jour du spectacle.

Pour ce qui est des concerts sur l’eau, les gens doivent se rendre au parc de la Rivière-des-Mille-Îles, et là, on va leur remettre une invitation pour se rendre au lieu de diffusion, précise Laurence Perreault.

La scène sur l’eau sera fixe, bien sûr, mais elle ne sera pas nécessairement à la même place d’un concert à l’autre. Comme la rivière est accessible à tout le monde, on veut ainsi éviter les rassemblements.

Le public qui arrive au parc en provenance de la terre ferme aura à sa disposition des embarcations pour voguer sur les flots, mais la coordonnatrice précise qu’un certain nombre de festivaliers et festivalières viendront avec leur propre embarcation. Se rendre à son concert en bateau. Belle idée, quand même…

Présentés le samedi 7 et le dimanche 8 août, les spectacles sur l’eau d’Émile Bilodeau, d’Yves D, de Caracol et de Moka se dérouleront durant la journée. 

Pour leur part, Patrick Watson, Helena Deland, Elliot Maginot, Maky Lavender, Vendou, Kirouac et à Kodakludo se produiront sur la terre ferme dans des lieux de diffusion qui ne sont pas encore connus. Le concert de Watson, qui affiche déjà complet, sera présenté… quelque part dans le bois, à la belle étoile. D’autres spectacles se tiendront durant la journée.

Des concerts sont aussi prévus à des heures précises et dans des lieux déterminés à l’avance. Ils seront présentés sur l’une ou l’autre des deux scènes fixes, sur le boulevard Sainte-Rose et dans la rue Nadon.

Liberté estivale

Entre le casse-tête de la programmation et les changements des règles sanitaires imposés par le gouvernement du Québec, le festival Diapason avait une autre décision à prendre au printemps : décider des dates de l’événement.

D’ordinaire, il se tient la première semaine de juillet. En le reportant d’un mois cette année, l’équipe organisatrice a visiblement fait une bonne affaire.

Si la situation n’avait pas été celle qui prévaut, nous n’aurions peut-être pas pu présenter The Franklin Electric et Patrick Watson. Parce que nous sommes en août cette année, nous ne sommes pas en concurrence avec le Festival international de jazz de Montréal et La Noce.

Là où ce fut plus difficile pour la programmation, c’est que nous [les festivals] avons tous plus ou moins le même bassin d’artistes d’ici sous la main. Là où ce fut plus facile, c’est que nous n’avons pas d’autres festivals en même temps dans la région.

Le festival Diapason (Nouvelle fenêtre) se tiendra du 5 au 8 août dans le quartier Sainte-Rose, à Laval. Certains concerts sont gratuits, mais il faut obligatoirement s’inscrire sur le site du festival pour obtenir un billet.

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