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Apprendre le français plus rapidement pour mieux s'intégrer au travail

Emmanuel et Bruno L'éclair, en cuisine.

Emmanuel Martinez s'intègre mieux au travail et communique plus facilement avec ses collègues depuis qu'il emploie une nouvelle méthode pour apprendre le français. Le voici en cuisine avec son collègue.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Radio-Canada

Un restaurateur de La Pocatière, Damien Charest, prend les grands moyens pour garder ses travailleurs étrangers. Il recourt à l'aide d'un enseignant qui permet à ses employés hispanophones d'apprendre le français plus rapidement et plus efficacement, ce qui facilite leur intégration au travail et diminue les impacts de la rareté de main-d'œuvre sur les activités du restaurant.

Damien Charest explique qu'il avait auparavant besoin qu'une traductrice soit présente en permanence dans la cuisine avant que son employé temporaire hispanophone, Emmanuel Martinez, perfectionne son français.

Ça n’était pas pratique parce que ça me prenait deux employés pour en faire un, souligne-t-il.

Le propriétaire du restaurant a fait appel à l'un de ses amis enseignant pour mettre au point une méthode d'apprentissage du français plus efficace et plus rapide, afin qu'Emmanuel soit plus autonome et puisse mieux s'intégrer parmi ses collègues de travail.

Emmanuel coupe un oignon, dans une cuisine de restaurant.

Emmanuel Martinez aime avoir plus d'aisance à communiquer avec ses collègues en cuisine.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

L'enseignant en question, Rusty Gagnon, explique qu'il utilise ses connaissances liées aux échecs pour optimiser l'emploi de la mémoire chez ses étudiants.

Emmanuel Martinez n'étudie donc que quelques dizaines de minutes par jour ou par semaine et il a constaté une bonne amélioration dans son apprentissage du français.

Je me sens bien parce que je comprends plus que les premières fois. J’aime voir que la personne qui travaille avec moi [...] comprend quand je lui parle, soutient le travailleur qui demeure à La Pocatière depuis maintenant deux ans.

Il affirme qu'il connaît son métier à la cuisine sur le bout des doigts, mais que la langue française a été un vrai défi, voire un frein dans son intégration au travail.

Je parlais anglais et les autres ne me comprenaient pas parce qu’ils parlent français et je ne parle qu'un peu l'anglais, poursuit-il.

Si je ne parle pas français, ce n’est pas possible de communiquer avec les autres.

Une citation de :Emmanuel Martinez

Les cours de francisation avaient donné des bases à Emmanuel Martinez, mais il avait besoin d'être plus rapidement opérationnel avec ses collègues.

La francisation c’est bien, c’est parfait, [mais] c'est plus une francisation d'intégration. Ils font une activité de cabane à sucre, ils font une activité à la montagne, [...] mais moi j’avais besoin d’accélérer le processus, précise Damien Charest.

Les trois hommes discutent ensemble.

Le propriétaire du restaurant, Damien Charest, tenait à payer les leçons de français d'Emmanuel puisqu'il s'agit, selon lui, d'une façon supplémentaire de lutter contre la rareté de main-d'œuvre.

Photo : Radio-Canada / Fabienne Tercaefs

Face à la rareté de main-d'œuvre, Damien Charest a tenu à payer les frais liés à l'embauche d'un enseignant pour que son employé apprenne le français plus aisément.

Il souhaitait s'assurer de le garder au sein de son équipe en cuisine et, éventuellement, faire venir d'autres travailleurs étrangers.

Ça m'a surtout sauvé un employé qui était d’une importance capitale ici. [...] Lorsqu'on va réussir avec un… Le deuxième, le troisième, [ça] va les intégrer de façon permanente au travail.

Une citation de :Damien Charest, restaurateur

L'acquisition du français permettra aussi à Emmanuel Martinez de déposer, prochainement, une demande de résidence permanente.

D'après un reportage de Fabienne Tercaefs

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