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Archives

Le Théâtre du Nouveau Monde : 70 ans entre le classique et l’avant-garde

Façade du Théâtre du Nouveau Monde.

Le Théâtre du Nouveau Monde a été fondé en août 1951.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C’est en août 1951 qu’a été fondé le Théâtre du Nouveau Monde (TNM). Depuis 70 ans, il a profondément marqué l’univers de la scène au Québec. Nos reportages d’archives reviennent sur les grands moments de cet établissement.

La vie de cette compagnie a tout d’une épopée shakespearienne : drames, trahisons, amours fous, échecs cuisants et succès délirants tapissent le cheminement de la troupe qui aspire à devenir le théâtre national du Québec.

Une citation de :Paul Toutant, journaliste

Dès sa fondation, le TNM souhaite initier le public au théâtre du monde entier. Des auteurs majeurs comme Molière, Claudel et Brecht y sont joués et mis en scène par des gens d’ici.

Jean Gascon, Jean-Louis Roux, Guy Hoffmann, André Gascon, Georges Groulx, Éloi de Grandmont et Robert Gadouas mettent au monde le TNM au début des années 1950.

Le 9 octobre 1951, le rideau se lève pour la première fois. La jeune troupe joue L’avare, de Molière.

Reportage, 25 mars 1962

Dans cet extrait de l’émission Reportage diffusée le 25 mars 1962 qui souligne les 10 ans du TNM, le directeur de l’époque, Jean Gascon, explique son choix de mettre en scène une pièce de Molière pour la première.

Nous avions choisi Molière, car pour nous, il représentait ce qu’il y avait de plus exigeant et de plus beau dans le théâtre français.

Une citation de :Jean Gascon en 1962

Dans le reportage, Jean-Louis Roux et Jean Gascon font un survol des 10 premières années de la compagnie théâtrale. Le bilan est de 42 pièces, de 11 068 représentations et de près de 600 000 spectateurs.

Une décennie où les grands moments de magie théâtrale et l’amour entre les artistes auront réussi à éclipser les déboires et les désenchantements.

La troupe se produit au Canada comme à l’étranger : New York, Paris, Bruxelles, Ostende et Anvers reçoivent en effet les comédiens du Théâtre du Nouveau Monde.

Après 15 ans à diriger le théâtre, Jean Gascon, las de se battre avec les pouvoirs publics pour réaliser ses rêves artistiques, quitte la direction du TNM pour Stratford, en Ontario.

Jean-Louis Roux lui succède en 1966 et prend la barre du Théâtre du Nouveau Monde.

Durant les années 1970, le TNM accorde une place plus importante aux auteurs québécois. Des œuvres comme La guerre, yes sir!, de Roch Carrier, Les oranges sont vertes, de Claude Gauvreau, ou encore Les fées ont soif, de Denise Boucher, créent la controverse et provoquent des remous.

Il faudra attendre 1972 pour que le TNM trouve enfin pignon sur rue. Le Théâtre du Nouveau Monde emménage alors à la Comédie canadienne. Avant celle-ci, le bâtiment avait abrité le théâtre Gayety, fondé en 1912.

Deux hommes lèvent un voile pour dévoiler une maquette.

Le Point, 5 mai 1997

Photo : Radio-Canada

Le 5 mai 1997, Le Point présente un grand reportage sur l’histoire du TNM à l’occasion de la fin des rénovations entamées en 1992 qui ont donné à l’endroit l’allure que nous lui connaissons aujourd’hui.

Le journaliste Paul Toutant et le réalisateur André Gagnon s'attardent à la création et au rôle du TNM dans la diffusion du théâtre au Québec.

Il y a une fierté et une reconnaissance pour les gens de venir travailler ici. C’est une maison.

Une citation de :René-Richard Cyr, metteur en scène

« Olivier Reichenbach, qui hérite de la direction en 1982, ouvrira la porte à plusieurs jeunes metteurs en scène : René-Richard Cyr (Bonjour, là, bonjour, de Tremblay), Robert Lepage (La vie de Galilée, de Brecht), Yves Desgagnés (Play Strindberg, de Dürrenmatt) et Lorraine Pintal (HA ha!... et Inès Pérée et Inat Tendu, de Ducharme). »

Dans le reportage, l’ancien directeur témoigne de la difficulté de porter à la fois les chapeaux de directeur artistique et administratif du TNM.

Ce tiraillement entre l’art et les contraintes budgétaires fera parfois naître des conflits. Sous sa gouverne, le théâtre fermera ses portes un an, en 1984, en raison d’un conflit syndical et d’une crise financière.

En 1992, Lorraine Pintal succède à Olivier Reichenbach et pilote le projet de rénovation du TNM. Plusieurs s’entendent pour dire depuis que le rapport entre la scène et la salle est particulier au TNM. Si le spectateur se sent dans un grand théâtre, l’artiste, lui, a l’impression d’une relation très intime avec le public.

Le Téléjournal, 22 septembre 2017

Le 22 septembre 2017, le journaliste Louis-Philippe Ouimet s’entretient avec la directrice du TNM, Lorraine Pintal.

Après 25 ans de carrière, celle qui n’a rien perdu de sa fougue aborde les moments forts de son parcours.

Comme ses prédécesseurs, Lorraine Pintal et l’équipe de TNM consacrent leur énergie à nous transmettre leur passion du théâtre, qu’il soit de répertoire classique ou contemporain.

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