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Pas de référendum sur l'agrandissement de l'aéroport de Trois-Rivières

L'aéroport de Trois-Rivières avec des voitures stationnées devant le bâtiment.

75 signatures ont été recueillies afin de tenir un référendum sur le projet d'agrandissement et de réfection de l'aéroport de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Bélanger

Radio-Canada

Le registre de signatures de citoyens pour la demande d'un référendum sur le projet d'agrandissement et de réfection de l'aéroport de Trois-Rivières a recueilli seulement 75 signatures. La possibilité d'un référendum sur le sujet est donc écartée.

Jusqu’à hier, et depuis le 14 juillet, les citoyens désireux de tenir un référendum sur la question pouvaient soumettre leur nom à ce registre. Un total de 8248 signatures devaient être obtenues pour aller de l’avant avec le processus référendaire.

La conseillère municipale du district des Forges, Mariannick Mercure, avait mentionné vouloir la tenue d’un référendum sur le sujet et avait même voté contre le règlement d’emprunt destiné au projet lors d’une séance du conseil municipal.

Cependant, elle n’est pas surprise de la manière dont se termine le processus : Je le savais bien qu’on n’atteindrait pas le 8000 [signatures]. C’est impensable, c’est trop complexe comme procédure et en plus, on l’a tenu pendant les vacances de la construction.

D’ailleurs, Mariannick Mercure a maintes fois critiqué l’accès au formulaire à remplir pour s’enregistrer dans le registre. Toutefois, c’est le moment où le règlement d’emprunt a été voté qui dérange le plus la conseillère. 

Déjà, d’adopter ça le 6 juillet donc, en partant, on venait s’obliger à faire la consultation à l’intérieur de 45 jours par la loi. Donc, on aurait pu vraiment voter ça en septembre à la place ou voter ça en juin ou en mai. [...] Ce n’était pas une coïncidence qu’on fasse l’été, on voulait essayer de mettre le couvercle sur la marmite., a-t-elle déclaré.

Le ministère des Affaires municipales et de l'Habitation (MAMH) a d’ailleurs précisé à Radio-Canada qu’une municipalité peut, depuis une décision rendue le 16 juillet et en vigueur depuis le 22 juillet, inviter les gens à signer un tel registre en personne.

Cependant, un registre ouvert avant cette dernière date, comme l’a fait Trois-Rivières, devait se faire de manière virtuelle, de façon à éviter les rassemblements.

La conseillère du district des Forges affirme que la Ville était au courant de la mesure qui allait entrer en vigueur le 22 juillet et qu’attendre aurait été la meilleure solution.

C’est aussi quelque chose qu’on aurait pu faire. On aurait pu dire : "On le sait que ça s’en vient [la permission de tenir un registre en personne] et que c’est sur le bord alors attendons parce que de toute façon, il nous reste 45 jours pour tenir la consultation ", affirme Mariannick Mercure.

Du côté de la Ville de Trois-Rivières, le porte-parole et responsable des relations publiques Guillaume Cholette-Janson indique que l'administration n'était pas au courant du changement qui allait survenir pour permettre aux gens de venir signer le registre en personne.

Toutefois, il admet que la Ville de Trois-Rivières peut toujours améliorer ses façons de communiquer avec la population sur ce genre d'enjeux.

« Les municipalités peuvent toujours être en amélioration au niveau des communications des différents avis publics qui se font, mais il y a aussi un devoir citoyen de s'informer de la vie municipale », explique M. Cholette-Janson.

Le projet d'agrandissement et de rénovation, au coût de 11 millions de dollars, ira donc de l’avant. Les gouvernements provincial et fédéral ont d'ailleurs promis des investissements respectifs de 3,4 M$ et 4 M$.

Avec les informations de Marc-Antoine Bélanger

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