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Des associations francophones déçues des nominations des nouveaux sénateurs de l’Ouest

Sheila Risbud assise pendant une entrevue.

Sheila Risbud, la présidente de l'ACFA, pense que l'organisme pourrait à l'avenir faire plus de promotion auprès des francophones pour qu'ils comprennent qu'ils ont un rôle à jouer dans la nomination des sénateurs.

Photo : Radio-Canada

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) et l'Association canadienne-française de l'Alberta (ACFA) trouvent dommage que les nouveaux sénateurs pour l’Alberta et la Saskatchewan ne parlent pas français, alors que d’autres candidats potentiels bilingues auraient pu remplir cette fonction.

Jeudi, le premier ministre du Canada a annoncé la nomination de cinq nouveaux sénateurs, dont deux dans l’ouest du pays.

Karen Sorensen, de l'Alberta, et David Arnot, de la Saskatchewan, ont quelque chose en commun, outre leur amour de la politique : ni l’un ni l'autre ne parle français.

Une situation que Liane Roy, la présidente de la FCFA, trouve décevante.

Je pense qu’il y a des candidats qui sont amplement capables de remplir ces postes-là, partout au Canada et dans l’Ouest surtout et, pour nous, c’est un peu décevant de voir qu’une fois encore les communautés francophones et acadiennes sont laissées pour compte quand on vient choisir des sénateurs et sénatrices.

La présidente de l’ACFA, Sheila Risbud, est du même avis que son homologue nationale. Elle avoue que l’organisme s’attendait à ce qu’au moins un des deux nouveaux sénateurs de l'Ouest canadien puisse s’exprimer en français.

Malheureusement, j’avoue que, dans le dernier mois, je me suis sentie comme si le français prenait un peu une deuxième place du côté des priorités du gouvernement.

Une femme souriante, portant des lunettes.

Liane Roy, présidente de la FCFA, affirme qu'il y a plusieurs candidats francophones ou francophiles dans l'Ouest canadien qui auraient pu être nommés sénateurs.

Photo : Radio-Canada / Contribution

Liane Roy affirme pourtant qu’elle s’était entretenue avec Justin Trudeau sur la question des sénateurs vers la mi-juin et que celui-ci s’était montré rassurant.

Les deux femmes notent tout de même que, à part leur incapacité à s’exprimer dans les deux langues officielles du pays, le choix des deux sénateurs est excellent.

Encourager les communautés francophones à faire leur part

Sheila Risbud pense que la population, y compris les communautés francophones, n'est pas très bien informée en ce qui concerne le rôle qu’elle peut jouer dans le processus de sélection des candidats au Sénat.

Les sénateurs sont nommés par la gouverneure générale, sur recommandation du premier ministre. Toutefois, les Canadiens peuvent proposer une candidature ou bien encourager un candidat potentiel à se présenter.

Les gens ne sont pas nécessairement au courant quand il y a des postes qui ouvrent au Sénat. Alors il y a aussi un travail de promotion qu’on peut faire pour que les gens se rendent compte que les postes sont là, leur donner un peu plus d’information sur le processus de candidature, nous comme organisme, on aurait pu suggérer des candidatures. On ne l’a pas fait, dit Sheila Risbud.

La présidente de la FCFA, de son côté, lance aussi un appel aux francophones et aux Acadiens du pays pour que ces derniers continuent à faire pression pour que leurs droits soient respectés.

Car, comme le rappelle Sheila Risbud, en plus d’un rôle de représentation des régions, le Sénat a aussi pour tâche de protéger les minorités du pays, d'où l'importance d’y trouver des personnalités francophones ou francophiles.

Malgré tout, Liane Roy ne désespère pas pour les années à venir. On a des candidats et des candidates excellents, qui viennent de nos différentes communautés et je pense que c’est une question de temps pour que ces gens-là accèdent à des postes comme ceux-là.

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