•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La santé publique exhorte les Canadiens à se faire vacciner pour éviter une 4e vague

Chief Public Health Officer Dr. Theresa Tam provides an update on the COVID pandemic during a press conference in Ottawa on Tuesday, Nov. 17, 2020.

La Dre Tam a insisté sur le fait qu'augmenter le taux de vaccination chez les 18 à 39 ans pourrait freiner significativement les hospitalisations lors d'une quatrième vague de COVID-19 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le Canada est au début d'une quatrième vague, selon les autorités de santé publique fédérales, qui exhortent les Canadiens hésitants à se faire vacciner rapidement. Sans quoi le système de santé pourrait être rapidement surchargé dès le mois de septembre par des milliers de nouvelles infections par jour.

Si l'on note que les nouveaux cas de COVID-19 ont chuté de 93 % depuis le sommet de la 3e vague, une tendance à la hausse est visible depuis la mi-juin et le taux de transmission progresse dans la plupart des provinces. Le nombre de cas au pays était sous la barre des 500 il y a environ une semaine. Il approche désormais des 900 nouveaux cas quotidiens.

Ces prévisions suggèrent que nous sommes au début de la 4e vague associée au variant Delta, avance l'Agence de la santé publique du Canada dans sa plus récente modélisation de l'épidémie au pays. La trajectoire dépendra de la couverture vaccinale complète, ainsi que du moment, de la vitesse et de l’ampleur de la réouverture.

Si les contacts sociaux des Canadiens augmentent au fur et à mesure que les restrictions sont levées, mais que le taux de vaccination ne suit pas, le nombre de cas quotidiens pourrait dépasser les 10 000 en septembre, selon les derniers modèles. Rappelons qu'au plus fort de la troisième vague, les cas quotidiens dépassaient les 8000.

Sommes-nous à la veille d'une 4e vague ?

Un objectif de vaccination établi à 80 %

Pour minimiser les répercussions de cette nouvelle vague, les responsables fédéraux estiment désormais qu'il faut atteindre un taux de vaccination complète au-dessus de 80 % pour tous les groupes d'âge admissibles d'ici la fête du Travail, mais soulignent que le plus élevé sera le mieux.

Si l’on atteint les 90 %, alors j’ouvrirai une bouteille de champagne, s’exclame la Dre Theresa Tam, l’administratrice en chef, questionnée à propos des objectifs de vaccination du pays.

Elle exhorte les autorités provinciales et locales à accélérer leur campagne de vaccination et à trouver tous les moyens possibles d'offrir le vaccin à un maximum de Canadiens.

À l’heure actuelle, plus de 81 % de la population canadienne âgée de 12 ans et plus a reçu au moins une dose de vaccin, et 66 % des Canadiens sont complètement vaccinés. Ce qui signifie néanmoins que plus de 6 millions de Canadiens admissibles n'ont pas encore été vaccinés, selon les chiffres publiés vendredi.

La Dre Tam explique qu'augmenter le taux de vaccination chez les 18 à 39 ans pourrait non seulement freiner la recrudescence des cas, mais aussi le nombre d'hospitalisations cet hiver.

Opter pour la prudence

La Dre Theresa Tam plaide pour que les Canadiens se retroussent les manches et prévient qu'il faut demeurer prudent face à la levée des restrictions. L'expérience récente du Royaume-Uni relativement au variant Delta est un avertissement pour le Canada.

Il y a encore beaucoup de travail à faire, insiste-t-elle. Nous avons toujours des centaines de milliers de personnes qui ne sont pas vaccinées, ce qui peut amener à un grand potentiel d’éclosions majeures et d’escalade de la situation pandémique elle-même.

Au fur et à mesure qu'on relâche les restrictions sanitaires, c'est certain que le virus va se propager, plus particulièrement avec le variant Delta, précise le professeur au Département des sciences biologiques de l'UQAM Benoit Barbeau.

Le virologue abonde dans le même sens que les autorités sanitaires fédérales. On est quand même dans une situation qui demeure favorable, tempère-t-il, mais il faut demeurer prudent pour éviter le pire à l'automne.

Les autorités fédérales ont tout de même précisé qu'en ce moment, la vaste majorité des cas et des hospitalisations à travers le pays touchent des personnes qui n'ont pas été vaccinées ou n'ont reçu qu'une seule dose. Les vaccins fonctionnent, a rappelé la Dre Tam.

Pas de dose de rappel pour l'instant

En ce qui concerne la possibilité d’offrir une troisième dose, la Dre Tam a déclaré qu’en ce moment, il n’y a pas assez de données pour suggérer qu’au Canada nous allons utiliser une dose de rappel. Elle a néanmoins assuré suivre attentivement la situation. Israël a commencé à offrir une troisième dose aux aînés, après avoir constaté que le nombre d'anticorps chez les personnes vaccinées diminue après plusieurs mois.

Parallèlement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a souligné l’importance d’agir contre le variant Delta, vendredi. Delta est un avertissement qui nous dit que le virus évolue, mais c'est aussi un appel à agir, à faire quelque chose avant que des formes plus dangereuses de variants ne fassent leur apparition, a souligné le Dr Mike Ryan, chargé des situations d'urgence à l'OMS, au cours d'un point de presse régulier à Genève.

L'OMS a également répété, comme elle le fait depuis des mois, que le meilleur moyen de lutter contre la pandémie est de distribuer les vaccins équitablement à travers le monde, ce qui est loin d'être le cas en ce moment.

Avec les informations de La Presse canadienne, et Agence France-Presse

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !