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Valérie Langlois, une chercheuse de Roberval qui brise le plafond de verre

Une femme qui sourit.

La chercheuse Valérie Langlois.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin-St-Pierre

Dans le domaine des sciences, les femmes restent généralement sous-représentées, mais certains modèles féminins pourraient inspirer de prochaines générations à se tourner vers la recherche scientifique.

C'est le cas de la chercheuse Valérie Langlois. Robervaloise d'origine, elle est chercheuse à l'Institut national de la recherche scientifique (INRS). Après une dizaine d'années comme chercheuse, elle a reçu plusieurs prix pour son travail, au sein duquel elle valorise grandement la collaboration.

Elle étudie les effets néfastes sur les vertébrés des contaminants qui polluent les cours d’eau du Québec. À l’aube de la quarantaine, elle a obtenu le Prix du Québec de la relève scientifique en 2020.

L'eau, pour moi, c'est la raison qu'il y a la vie sur Terre; je veux dire, c'est super important. L'eau, c'est pas mal la base de tout, déclare la chercheuse en écotoxicogénomique et perturbation endocrinienne. Elle a développé son amour pour l'eau alors qu'elle était enfant à Roberval.

Malgré la pluie d’honneurs qu’elle a reçus pour son ouvrage, Valérie Langlois reste humble. Pour elle, c'est le travail d'équipe qui compte le plus à ses yeux.

On a tout à gagner à travailler ensemble, parce qu’en bout de ligne, les chercheurs, on est là pour trouver des réponses à nos questions et aussi faire améliorer les choses dans la société.

Une citation de :Valérie Langlois, professeure-chercheuse

L’art de partager son savoir

Valérie Langlois s’est fait un devoir d’être une pionnière dans son domaine. Elle a toujours cru en ses moyens, et ce, même si la gent féminine est peu représentée dans la recherche scientifique.

Une femme dans un potager parle à un enfant.

Valérie Langlois profite de chaque moment avec ses enfants pour leur transmettre ses connaissances.

Photo : Radio-Canada / Romy Boutin-St-Pierre

J’ai commencé très jeune comme professeure. Moi, je savais que j’étais capable, mais c’est le regard des autres. Surtout, vous allez trouver ça drôle, surtout les jeunes. Ce sont les jeunes, surtout les jeunes femmes, qui eux sont habitués aux modèles masculins très fonceurs. Il a fallu convaincre les étudiants que je pouvais être professeure-chercheuse.

Aujourd’hui, plus besoin de faire ses preuves. La scientifique a écrit une soixantaine d’articles, a récolté plus de 23 millions de dollars de subventions avec d’autres collègues et a encadré près d’une centaine d’étudiants. Et elle est aussi maman de deux enfants.

Le plus beau cadeau que je fais à mes étudiants à l’université, c’est de les aider à construire une pensée critique. C’est un peu la même chose que je fais avec mes enfants, sans m’en rendre compte, raconte-t-elle.

Si la conciliation travail-famille demande une certaine organisation, elle profite du désir d’apprendre de ses enfants pour leur transmettre ses connaissances. Une expérience unique en soi.

Je suis quelqu'un qui aime enseigner, montrer, faire découvrir. Ça fait que là, j'ai un public! En étant maman, j'ai deux petites élèves qui n'ont que soif d'apprendre.

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