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Une biennale d’art contemporain noir verra le jour à l'automne

Un homme est sur scène.

L'artiste Eddy Firmin

Photo : Eddy Firmin

Radio-Canada

Af-flux, la première biennale transnationale noire, se tiendra au Québec du 11 septembre au 11 décembre. Mêlant expositions, conférences et performances, cet événement se veut une invitation au dialogue sur l’art contemporain noir produit par les artistes d’ici, mais aussi d’ailleurs. 

Après la mort de George Floyd, l’an dernier, Eddy Firmin, un artiste montréalais d’origine guadeloupéenne, a été approché par la galerie montréalaise Art Mûr, qui fête ses 25 ans cette année, pour être commissaire d’une exposition autour de la question noire. L’idée d’une biennale s’est rapidement imposée comme une évidence. 

On était un peu fatigués, surtout moi, de travailler dans un éternel recommencement, donc on voulait inscrire dans la durée la notion de transnationalité, des nouvelles identités de la mondialisation, a-t-il expliqué à Stéphanie Gagnon, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18

L’influence du mouvement sur les pratiques artistiques

Cette biennale souhaite interroger cet entre-deux commun à une bonne partie des 1,2 million de personnes africaines ou afrodescendantes du Canada, qui sont nées ailleurs pour plus de la moitié d’entre elles ou qui sont nées au Canada d’un parent étranger pour plus du tiers d’entre elles, selon le dernier recensement. 

Le nom Af-flux vient d’ailleurs de cette volonté de la biennale de s’intéresser à la richesse des flux de personnes, des flux migratoires, culturels et identitaires, a précisé Eddy Firmin. 

Aujourd’hui, le monde est sommé de mettre en relation des cultures, des identités comme jamais auparavant, a ajouté le commissaire. De cette rencontre naissent des identités qui sont souples, mobiles, réinventives et qui ne peuvent pas se barricader dans des certitudes. On s’interroge sur le devenir du monde avec les identités noires.

25 artistes de 17 origines

Il s’agira de la première fois qu’une biennale d’art contemporain se penchera sur ce sujet au Québec, et même dans le monde, selon Eddy Firmin 

Concrètement, 25 artistes de 17 origines participeront à cette biennale, qui offrira huit performances. La galerie Art mûr accueillera 15 artistes de cette biennale du 11 septembre à la fin du mois d'octobre. Puis, des performances des artistes de Montréal Kama La Mackerel et Zab Maboungou auront lieu au Musée des beaux-arts de Montréal. Enfin, les œuvres de deux artistes seront exposées au centre d’artistes autogéré Circa, à Montréal. 

Les centres d’artistes autogérés Articule et Oboro ainsi que le Musée national des beaux-arts de Québec et la Faculté d’aménagement, d’architecture d’art et de design de l’Université Laval sont également partenaires de cette biennale.

Plusieurs personnalités ont aussi déjà répondu à l’appel pour intervenir lors des tables rondes, comme l'artiste hip-hop et le conférencier québécois Webster et l’intellectuel camerounais Achille Mbembe. 

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