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Surdoses d'opioïdes : deux appels par jour aux services d'urgence à Thunder Bay

Une trousse de naloxone.

Une trousse de naloxone

Photo : Radio-Canada / Steeven Tremblay

Radio-Canada

Depuis le début du mois de juillet, 83 doses de naloxone ont été administrées pour prévenir les décès par surdose d’opioïdes à Thunder Bay, soit le double de la moyenne habituelle en un mois.

De ces doses, 23 ont été administrées par des ambulanciers paramédicaux, et le reste par des passants dans les rues de Thunder Bay.

Selon Wayne Gates, le chef des services d’urgence médicale Superior North, les ambulanciers paramédicaux de la ville répondent à une moyenne de deux appels de surdose par jour.

Homme en uniforme sourit à la caméra.

Wayne Gates est le chef des services d’urgence médicale de Superior North.

Photo : Twitter

C’est un chiffre substantiel, observe M. Gates. Il y a probablement plus de surdoses que celles que l’on recense officiellement, puisqu’il y a des cas où les gens n'appellent pas le 911.

Il indique que le nombre de doses de naloxone administrées en un mois varie habituellement de 40 à 50.

Les membres du public peuvent obtenir des trousses de naloxone gratuitement dans les pharmacies et obtenir des renseignements des professionnels de la santé quant à l’administration du médicament.

Kandace Belanger, la directrice du programme de réduction des méfaits de l'hôpital de Thunder Bay, suggère aux personnes qui côtoient des individus à risque de transporter plus d’une trousse de naloxone au cas ou plus d’une dose serait nécessaire.

Des drogues contaminées

Le nombre de doses de naloxone administrées à Thunder Bay ce mois-ci est beaucoup plus élevé que la normale en raison d'un approvisionnement en médicaments toxiques dans la ville, explique le chef des services d’urgence de Superior North.

La stratégie antidrogue de la Ville et le Bureau de santé du district de Thunder Bay (TBDHU) ont lancé un avertissement la semaine dernière après une augmentation des surdoses liées à une présence importante de fentanyl dans l’approvisionnement de la ville.

« Le coronavirus tue, tout comme le fentanyl », indique ce graffiti au centre-ville de Vancouver.

« Le coronavirus tue, tout comme le fentanyl », indique ce graffiti. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Mathieu Gohier

Le fentanyl est une substance dangereuse et imprévisible, mais moins coûteuse que la morphine ou l'héroïne.

Selon M. Gates, il faut davantage de naloxone que la quantité habituelle pour inverser une surdose liée à l’approvisionnement contaminé.

Nous avons eu quelques cas où nous avons eu de la naloxone donnée à certaines personnes et ensuite ils semblent être OK, explique M. Gates. Mais ensuite, dans les 10 à 15 minutes, ils ont une petite rechute et nous devons leur donner une autre dose.

Cela indique donc qu'une substance beaucoup plus puissante est dans la rue, ajoute-t-il.

Les consommateurs d’opioïdes qui ont vécu une surdose sont encouragés à aller à l'hôpital pour un suivi, même après avoir reçu une dose de naloxone, puisqu’il y a un risque de rechute.

Avec les informations de CBC

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