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La récolte des kiwis commence à Saint-Antoine-de-Tilly

Un homme et une femme s'avancent dans une plantation sous un ciel nuageux.

La cueillette des kiwis commence avec 12 jours d'avance cet été au Verger de Tilly.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

À moins d’une heure de Québec, entre les pommiers, les poiriers et les oliviers du Verger de Tilly mûrit un fruit synonyme d’exotisme : le kiwi! La récolte commence déjà pour les propriétaires Denis Maltais et Lucie Fortin, qui s’amusent depuis 25 ans à cultiver les fruits du monde entier.

À l’épicerie, les kiwis proviennent bien souvent de Nouvelle-Zélande, un pays qui ne connaît pas la rudesse du climat québécois.

Pourtant, certaines variétés de kiwi prospèrent dans nos hivers. Au Verger de Tilly, ce sont les kiwis kolomikta et arguta qui ont pris racine, il y a neuf ans.

Il fallait choisir les variétés qui supportent bien le climat québécois, explique Denis Maltais. Les argutas, précise-t-il, peuvent survivre à -25, voire à -30 degrés Celsius.

La rigueur de l’hiver comporte tout de même son lot de défis. Le poids de la neige et la glace menace d’écraser les plants. Les vents glaciaux, qui soufflent abondamment sur ce verger situé près du Saint-Laurent, peuvent aussi briser les branches.

Une récolte précoce

La cueillette est hâtive cet été, puisque le temps favorable a devancé de 12 jours la récolte des kiwis du verger.

Le fruit qui pousse à cet endroit a plus l’allure du raisin vert que du kiwi poilu et dodu dont plusieurs ont l’habitude.

Des kiwis lisses pendent d'une branche.

Les kiwis qui poussent au Québec sont sans poil et plus petits que les kiwis poilus et dodus de Nouvelle-Zélande.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Les kiwis sont lisses, plus petits, mais ils offrent la même saveur à ceux et celles qui les croquent.

Au Verger de Tilly, les 100 plants de kiwis demandent peu d’entretien. On ne met absolument rien, aucun produit; tout ce qu’on fait, c’est qu’on les taille, souligne Denis Maltais. 

Le taillage, toutefois, est fréquent cet été en raison de la chaleur, qui a propulsé la croissance des plants. 

Les kolomiktas peuvent croître de 10 ou 12 pieds par an. Les argutas, de 15 à 20 pieds par année!

Une citation de :Denis Maltais, copropriétaire du Verger de Tilly
Des kiwis suspendus à une branche

Une autre variété de kiwi plus longiforme pousse aussi au Verger de Tilly.

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Un retour à la terre

Le Verger a des allures de petit jardin d’Éden, avec ses fruits nombreux et variés qui croissent en regardant le fleuve.

Pourtant, il y a 25 ans, Lucie Fortin admet qu’elle ne connaissait rien à l’horticulture.

On a toujours voulu retourner à la campagne, retrouver les grands espaces, avoue-t-elle. On n’était pas du monde pour vivre en ville. La vie citadine, ce n’était pas pour nous!

Un homme et une femme assis dans un verger

Denis Maltais et Lucie Fortin dans leur verger

Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Un quart de siècle après ce retour à la nature, des pommiers, des bleuets, des poires, des olives et des framboises poussent en compagnie des kiwis, au point où les Québécois viennent maintenant visiter Denis Maltais et Lucie Fortin pour obtenir leurs conseils.

Depuis trois ou quatre ans, on reçoit de 200 à 300 personnes qui viennent nous visiter, observe Denis Maltais. Elles viennent d’un peu partout de la province et veulent se lancer dans la production de kiwis rustiques!

Avec les informations de Mireille Roberge

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