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Des drones albertains pour changer la façon de combattre les feux de forêt

Des drones dans un hangar.

Les drones de Pegasus Imagery peuvent voler jusqu'à 10 heures, dans des conditions qui pourraient être dangereuses pour des hélicoptères.

Photo : David Bajer / CBC

Radio-Canada

Une société émergente en aérospatiale près d'Edmonton a mis au point des drones qui pourraient améliorer la façon dont la province lutte contre les feux de forêt et d’autres catastrophes naturelles.

Pegasus Imagery, établie à Villeneuve, à environ 35 km au nord d’Edmonton, a construit trois drones qui peuvent rester en vol jusqu’à 10 heures, soit près de trois fois plus longtemps que la plupart des hélicoptères ayant un réservoir plein.

Ce sont normalement ces engins qui sont utilisés dans la lutte contre les feux de forêt. En général, une équipe est envoyée en hélicoptère le matin pour jauger l’état et la taille des feux. Selon le fondateur de Pegasus Imagery, Cole Rosentreter, avec cette façon de faire, l'envoi des informations à la base de command peut prendre des heures.

Les drones de Pegasus Imagery, qui mesurent plus de 3,50 mètres (12 pieds) et sont équipés de capteurs, de radars et d’intelligence artificielle, peuvent transmettre ces informations bien plus rapidement. Selon Cole Rosentreter, ils peuvent prendre des vidéos en haute définition et produire des cartes quasiment en temps réel.

Si on est en mesure de surveiller un incendie tout au long de la nuit, par exemple, on ne comprend pas seulement où se trouve la limite de l'incendie et où se trouvent les points chauds. On peut maintenant voir où le comportement du feu change durant toute la nuit.

Cole Rosentreter affirme que, pour les équipes au sol, il est alors plus simple de prédire la trajectoire et le comportement du feu.

Une technologie potentiellement plus efficace et moins coûteuse

De nombreuses municipalités utilisent déjà des drones plus petits et plus rudimentaires durant les feux de forêt et dans les enquêtes de suivi. Ceux-ci peuvent, en général, voler pendant environ 35 min et prendre des photos d’une scène, qui doivent par la suite être téléchargées pour être analysées.

Le chef des pompiers du comté de Parkland, Brian Cornforth, a fait appel à Pegasus en mai afin de prendre des clichés thermiques d’un feu réparti sur 22 000 hectares à l’ouest de Tomahawk.

L'équipe a évalué le périmètre, repéré les points chauds pendant la nuit et fourni un rapport détaillé et actualisé dans la matinée, selon M. Cornforth. Cela nous a aidés à prendre des heures d’avance sur l’évolution du feu dans la journée. Le fait d’avoir trouvé les points chauds a aidé les équipes au sol à contenir le feu, dit-il.

Les drones sont une également une technologie rentable, selon Brian Cornforth, qui affirme que la location d'un hélicoptère peut coûter jusqu'à 5000 $ de l'heure, alors qu'il ne peut voler que pendant les heures de jour.

Un portrait de Cole Rosentreter.

Le PDG de Pegasus Imagery, Cole Rosentreter, espère que ses drones seront bientôt adoptés à grande échelle.

Photo : David Bajer / CBC

Faire adopter les drones par les dirigeants politiques

Cole Rosentreter dit qu'il est aussi en train d'essayer de convaincre les gouvernements provincial et fédéral d'adopter la technologie. En 25 ans, je me suis rendu sur des évènements importants dans lesquels ce genre de technologie aurait été très utile.

L'agence du ministère de l’Agriculture et des Forêts, qui gère les feux de forêt, Alberta Wildfire, dit qu'elle évalue de nouvelles pratiques et options, comme les drones. L'agente d'information provinciale Josée St-Onge confirme que l'agence teste les produits et les outils de Pegasus Imagery.

Dans une déclaration par courriel, Josée St-Onge explique qu'Alberta Wildfire cherche d'autres moyens de travailler dans des conditions de vol dangereuses, comme la nuit et dans la fumée, le brouillard ou la pluie intense. Il n'y a toutefois pas d'échéancier pour un contrat potentiel, précise-t-elle.

Avec des informations de Natasha Riebe

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