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Phase verte au N.-B. : la fin du port obligatoire du masque et de l'arrêté d'urgence

Jennifer Russell portant un masque en conférence de presse.

La médecin-hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le Nouveau-Brunswick mettra fin à l'arrêté d’urgence obligatoire sur la COVID-19 dans la nuit de vendredi à samedi et passera à la phase verte. La médecin-hygiéniste en chef, la Dre Jennifer Russell, perd ainsi un document qui avait force de loi et qui lui permettait d'imposer plusieurs mesures sanitaires, comme le port du masque.

Elle n’y voit aucun problème.

En cas d’éclosion de COVID-19, la médecin-hygiéniste en chef ne pourra donc plus imposer le port du masque et obliger tous les Néo-Brunswickois à se tenir à deux mètres les uns des autres. Cependant, la Loi sur la santé publique (Nouvelle fenêtre) lui permet toujours d'obliger une personne de s'isoler (Nouvelle fenêtre) dans le cas de certaines maladies à déclaration obligatoire.

Si quelqu'un est à risque comme individu et qui peut avoir des risques pour d'autres gens, c'est dans notre autorité d'éliminer ce risque. Ça veut dire qu'on pourra encore faire des ordres pour l'auto-isolement et toutes sortes de choses qui étaient en place avant la pandémie, a expliqué la Dre Russell en entrevue à La matinale.

La médecin-hygiéniste en chef a de plus le pouvoir (Nouvelle fenêtre), lorsqu'elle estime qu’une urgence en matière de santé publique existe ou peut exister, de faire en sorte qu'une maladie soit obligatoirement déclarée à la santé publique.

Notre dossier : La COVID-19 en Atlantique

Certaines mesures, comme la recherche de contacts, seront cependant plus difficiles, notamment parce que les commerçants n’auront plus à tenir de carnet avec les informations de leurs clients. Les entreprises peuvent cependant toujours choisir d'imposer le port du masque, entre autres.

Sans l'arrêté obligatoire d'urgence, la province se retrouvera toutefois en territoire inconnu. Pour la première fois depuis le début de la pandémie, il n’y aura aucune restriction de voyage et les moyens de faire la recherche de contacts seront limités, alors que, selon l’aveu de la médecin-hygiéniste en chef, le nombre de cas devrait augmenter.

Il s’agissait aussi de la première fois de son histoire que le Nouveau-Brunswick imposait un arrêté d'urgence à tout son territoire, la seule manière d’imposer entre autres des restrictions de voyage. L’état d’urgence a été déclaré le 19 mars 2020 et a été renouvelé, comme le veut la loi, toutes les deux semaines.

Solution vaccination

La Dre Russell n’est pas mal à l’aise face à cette situation, puisqu’elle assure que le meilleur moyen de combattre la COVID-19, c’est la vaccination.

Selon les statistiques de jeudi, 66,1 % des 12 ans et plus ont reçu deux doses du vaccin contre la COVID-19. Le rythme de vaccination est cependant à la baisse.

La province exigeait dans un premier temps qu’ils soient plutôt 75 % à avoir été doublement vaccinés avant de procéder à l’ultime étape du plan de rétablissement. Mais, dans une annonce faite plus tôt ce mois-ci, le gouvernement provincial a indiqué vouloir enclencher cette dernière phase dans la nuit de vendredi à samedi. Le premier ministre Blaine Higgs soutenait alors que suffisamment de Néo-Brunswickois auront reçu deux doses de vaccin avant le passage à la phase verte.

Blaine Higgs de profil.

Blaine Higgs, le premier ministre du Nouveau-Brunswick (archives)

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

D’ici la fin de la semaine prochaine, le pourcentage de Néo-Brunswickois admissibles vaccinés avec une deuxième dose sera assez élevé pour contrebalancer plusieurs des risques associés au fait de vivre avec la COVID-19, avait-il expliqué en point de presse.

Il faut aussi noter que moins de 60 % de toute la population, y compris les moins de 12 ans, ont reçu deux doses du vaccin.

Ailleurs dans le monde, le variant Delta a frappé durement les personnes non vaccinées, forçant certains gouvernements à rendre à nouveau obligatoire le port du masque et à imposer d’autres restrictions.

David Coon demande plus de pouvoirs pour la Dre Russell

Le chef du Parti vert David Coon demande au gouvernement Higgs de modifier la Loi sur la santé publique pour permettre à la Dre Russell d’avoir plus de pouvoirs. Les pouvoirs de la médecin-hygiéniste en chef dépendent de cette loi lorsqu’il n’y a pas d’état d’urgence.

M. Coon soutient que la loi dans sa forme actuelle ne confère pas suffisamment de pouvoirs à la médecin-hygiéniste en chef, notamment si le nombre de cas devait augmenter.

David Coon porte un masque et participe à une mêlée de presse.

David Coon, chef du Parti vert du Nouveau-Brunswick (archives)

Photo : Radio-Canada

Mais la Dre Russell n’est pas du même avis. Elle ne croit pas qu’il faille modifier la loi. Elle dit qu’elle n’en aura pas besoin même si le nombre va augmenter, ce qu’elle avance avec certitude.

Selon la Dre Russell, l’arme la plus importante contre la COVID-19 ne dépend pas de cette loi, autrement dit la vaccination. Elle soutient qu’aucun Néo-Brunswickois ne veut que les masques soient à nouveau obligatoires ou qu’il faille imposer des restrictions à toute la population. Le meilleur moyen d’éviter ça, c’est de se faire vacciner, dit-elle.

Avec les informations de Jacques Poitras de CBC

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