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COVID-19 : accompagner les plus vulnérables pour prévenir les éclosions

Des gens de dos assis sur un banc devant un édifice.

Selon les données du plus récent décompte, 82 % des itinérants de Whitehorse sont autochtones.

Photo : Radio-Canada

Même avec un très haut taux de vaccination, le Yukon a subi une forte vague de cas de COVID-19 dès le mois de juin. Le médecin hygiéniste en chef affirme que les personnes non vaccinées et vulnérables sont les plus touchées.

Ce que nous voyons c’est une éclosion qui touche principalement les personnes non vaccinées qui sont aussi des gens qui vivent en situation de vulnérabilité a affirmé le médecin hygiéniste en chef du Yukon Brendan Hanley.

Pour y répondre, il affirme que dans ses recommandations pour la suite de la gestion de la pandémie, il demande au gouvernement de s'appuyer sur la vaccination pour tous bien sûr, mais pas seulement.

Selon lui, il faut plus de soutien social pour renforcer la résilience des plus vulnérables, [et] qu’ils puissent avoir accès au vaccin, au logement, des services pour les dépendances, la santé mentale, pour que, même contaminés, ils puissent être mieux capable de s’isoler et prévenir toute transmission.

Un point de vue que partage Brontë Renwick-Shields, directrice du centre Blood Ties Four Directions, un organisme qui vient en aide aux plus vulnérables.

L'itinérance et l’insécurité en matière de logement ou d’autres facteurs de vulnérabilité comme la dépendance, des problèmes de santé mentale ou simplement la pauvreté sont autant de facteurs de risque, dit-elle.

Elle ajoute que ce sont des réalités auxquelles fait face une frange de la population qui est touchée de manière disproportionnée par l’éclosion et qu’il faudrait avant tout changer de message.

Pour l’instant le message que nous avons autour de l’isolement et de la vaccination se tourne vraiment vers les gens qui ont un logement et une vie plus stable, constate-t-elle.

Demander à quelqu’un de rester chez lui pendant deux semaines n’est pas vraiment pratique si cette personne n’a pas de logement et n’a nulle part où aller.

Une citation de :Brontë Renwick-Shields, directrice du centre Blood Ties Four Directions

Elle dit que l’organisme a travaillé avec les autorités de la santé et que les choses ont avancé dans le bon sens, mais qu'il faut maintenant s’assurer que les gens en aient connaissance.

Au centre d’isolement volontaire de Whitehorse, par exemple, de l’aide existe pour les personnes qui en ont besoin, aussi bien pour répondre à l’insécurité alimentaire qu'aux dépendances.

Éduquer plutôt que blâmer

Le taux de vaccination chez les populations vulnérables est aussi un autre aspect à prendre en compte. Selon Bronte Renwick-Shields, cela passe par l’éducation.

Il faut pouvoir joindre ces gens qui ne regardent peut-être pas les mises à jour du Dr Hanley. Comment ont-ils accès à de bonnes sources d’informations?

Elle indique que les raisons pour que quelqu’un ne soit pas vacciné sont nombreuses et ce n’est pas toujours une question de choix, mais de marginalisation : un manque d’éducation, mauvaises expériences avec le système de santé, comme du racisme systémique.

En définitive, elle affirme que la question repose donc surtout sur notre capacité à éduquer les gens plutôt que les blâmer.

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