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Les cégeps et les universités demandent des consignes claires en vue de la rentrée

Des élèves masqués sont assis à distance les uns des autres.

Les établissements d'enseignement supérieur demandent à la santé publique de faire connaître rapidement les consignes qui encadreront la rentrée (archives).

Photo : iStock

Le retour des cégépiens et des universitaires sur les bancs d’école, à la rentrée, réjouit professeurs et étudiants. Plusieurs se demandent toutefois quelles consignes encadreront ce retour en classe. Ils demandent des règles claires, et rapidement.

Le gouvernement n’a pas encore confirmé son plan, mais tout indique que la rentrée du postsecondaire aura des airs de normalité cet automne.

La vaccination des étudiants de ce niveau est en voie de dépasser 75 %, l’objectif fixé par le gouvernement Legault pour autoriser une rentrée en présentiel.

La ministre de la Santé Danielle McCann.

La ministre de l'Enseignement supérieur Danielle McCann, avait indiqué que la rentrée en présentiel était conditionnelle à une couverture vaccinale de 75 % chez les 16-29 ans (archives).

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Plusieurs questions demeurent toutefois sans réponse. Le port du masque sera-t-il obligatoire? Une distanciation devra-t-elle être observée à l’intérieur des salles de cours? Comment seront gérées les éventuelles éclosions en milieu scolaire?

Plus c'est clair, plus c'est facile à mettre en place, illustre le directeur des affaires étudiantes et communautaires du Collège Mérici, Pierre Beaulieu. C'est peut-être le vœu que je souhaite dès le début août : avoir des consignes claires.

Sans dire que ça nous stresse, je dois vous avouer que plus vite on va avoir ces informations-là, plus ça va rassurer tout le monde, autant les employés que les étudiants.

Une citation de :Pierre Beaulieu, directeur des affaires étudiantes et communautaires du Collège Mérici

Préparation de cours à tâtons

Le professeur de droit à l’Université Laval, Patrick Taillon, abonde dans le même sens. Il doit préparer les cours qu’il présentera au semestre d’automne, sans savoir avec certitude s’il devra les donner devant une classe ou derrière un écran.

On se prépare en fonction d'un scénario plus positif qu'à l'automne et qu'à l'hiver dernier, explique-t-il. En même temps, on a toujours les yeux rivés vers les sorties de secours qui, à tout moment, pourraient s'imposer.

Un auditorium vide.

Les salles de classe des universités ont été désertées dans les jours qui ont suivi l'arrivée de la pandémie de COVID-19 au Québec.

Photo : iStock

Selon lui, que le masque soit obligatoire ou non affecte assez peu l’enseignement. La distanciation physique, en revanche, peut avoir des conséquences importantes.

Ce qu'on a comme signal de notre administration, c'est qu'ils sont relativement rares, les locaux qui vont permettre d'accueillir toute une classe dans une distance d'un mètre, souligne Patrick Taillon. Ça va nous demander de tomber dans un modèle hybride où il y a une partie des étudiants qui nous écoutent en direct et une moitié des étudiants qui sont dans la salle. Et ça, c'est peut-être la formule la plus malheureuse.

Effort vaccinal à la rentrée en Chaudière-Appalaches

Pour que les perturbations soient minimales dans les établissements scolaires cet automne, les campagnes de vaccination entendent mettre les bouchées doubles pour que le plus d’étudiants aient leurs deux doses contre la COVID-19.

En Chaudière-Appalaches, des cliniques mobiles attendront les étudiants dans chaque cégep et dans chaque campus universitaire à compter de la fin août. Une mesure qui sera aussi mise en place aux cégeps Sainte-Foy et Garneau, notamment.

Marie-Ève Tanguay, directrice de la vaccination au CISSS de Chaudière-Appalaches précise les prochaines étapes de la vaccination contre la COVID-19.

Marie-Ève Tanguay, directrice de la vaccination au CISSS de Chaudière-Appalaches, l'hiver dernier (archives)

Photo : Radio-Canada / Pierre-Alexandre Bolduc

On a déjà plusieurs dates d'arrêter pour être sur place pendant quelques jours pour vacciner les jeunes qui ne se seront pas fait vacciner, soit une première dose ou une deuxième dose, précise Marie-Ève Tanguay, directrice de la campagne vaccinale dans Chaudière-Appalaches.

Certaines écoles secondaires pourraient aussi accueillir des cliniques de vaccination mobiles au début des classes. Le CISSS régional évaluera les couvertures vaccinales de chacune d’entre elles. La santé publique entend déployer ses cliniques dans celles où la vaccination aura le plus de retard parmi les étudiants.

On débute à la fin août, dès la rentrée scolaire, et on va être là aussi début septembre, donc 4 à 5 jours, indique Marie-Ève Tanguay. Si le besoin se présente, on va prolonger notre séjour dans les universités et les cégeps.

La COVID aura le dernier mot

Présentement, 83,5 % des jeunes qui fréquentent les cégeps et les universités de Chaudière-Appalaches sont soit vaccinés, soit en voie de l’être.

Chez les 12-17 ans de façon générale, le CISSS de Chaudière-Appalaches observe une couverture de 80 %.

Pour le professeur Patrick Taillon, des consignes claires aideront le milieu scolaire à s’adapter à la rentrée. C’est certain, cependant, la COVID-19 elle-même risque d’avoir le dernier mot, selon lui.

Un jeune adulte derrière une seringue tenue par une main.

La couverture vaccinale est plus grande chez la population étudiante que chez les 16-29 ans en général dans la Capitale-Nationale et en Chaudière-Appalaches (archives).

Photo : AFP via GETTY / JACK GUEZ

Si jamais cette quatrième vague pouvait attendre encore un peu quelques semaines, souhaite-t-il.

Le simple fait, pour les étudiants et pour les professeurs, de pouvoir vivre quelques semaines en présentiel, ça fait toute une différence. De basculer en cours de route à distance une fois que la relation et les attentes entre les étudiants et les professeurs sont connues, établis et qu'il y a une relation de travail, ce n'est pas du tout la même chose que de commencer une session de A à Z en distance, conclut le professeur.

Avec les informations de Marie-Pier Mercier

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