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Une ex-policière de la GRC lance un triathlon pour les jeunes du Lac-Simon

Linda Féquière court lors d'un triathlon. Elle porte le numéro 315.

La Montréalaise, Linda Féquière, pratique le triathlon depuis plus de 20 ans.

Photo : Gracieuseté

Les jeunes de l’école secondaire Amik-Wiche de Lac-Simon pourront prendre part au premier Triathlon des Nations, le 2 septembre prochain.

Les participants de 12 à 17 ans seront confrontés à un parcours de 200 mètres en canot, suivi de 8 kilomètres en vélo et de 2,5 kilomètres à la course.

L’idée de créer cet événement revient à Linda Féquière. L’ex-policière de la GRC veut ainsi inciter les jeunes des communautés à bouger et découvrir un nouveau sport.

J’ai découvert que, comme bien des Canadiens, je ne connaissais rien des communautés autochtones, confie-t-elle. J’ai aussi toujours voulu partir un club de triathlon pour les jeunes, mais ça demande beaucoup de temps. J’ai donc eu l’idée de créer un événement ponctuel pour des jeunes Autochtones, qui va aussi me permettre de pallier mon ignorance. Mon premier objectif est de faire bouger les jeunes et démocratiser un sport qui reste assez élitiste.

LInda Féquière tient un vélo d'une main et un sac de l'autre.

Linda Féquière lors d'un triathlon à Drummondville.

Photo : Gracieuseté

Je suis presque toujours la seule Noire dans les triathlons auxquels je participe, peu importe l’endroit. Il y a très peu de représentation des communautés culturelles.

Une citation de :Linda Féquière

Linda Féquière a présenté son projet au conseil de bande de Lac-Simon il y a quelques semaines et celui-ci l’a appuyé avec enthousiasme.

Pour nous, c’est un bon moyen de mettre nos jeunes en action. Ils sont de plus en plus inactifs avec les réseaux sociaux et Internet. Dans d’autres communautés, on voit que des jeunes sont actifs dans des compétitions pour les Premières Nations. On veut les accrocher et qu’ils participent à être des modèles de la communauté, souligne la cheffe Adrienne Jérôme.

Une femme devant un logo avec une patte d'ours

La chef de Lac-Simon, Adrienne Jérôme.

Photo : Radio-Canada / Thomas Deshaies

La préparation avant la compétition

Les prochaines semaines serviront à peaufiner l’organisation, qui recevra l’appui logistique de Triathlon Québec. Les jeunes qui voudront prendre part au triathlon pourront aussi bénéficier de conseils pour s’entraîner en vue de cette compétition.

Ça demande énormément de préparation parce qu’on veut faire le tout de manière sécuritaire, souligne la directrice de l’événement. On veut préparer les jeunes aussi. On va les initier à des activités physiques qui vont ressembler à l’effort cardiovasculaire qu’ils vont faire pendant le triathlon. On veut les mettre en confiance et c’est aussi pour ça qu’on a choisi de remplacer la nage par le canot dans le triathlon. Ça cadre davantage dans les activités traditionnelles qui sont pratiquées dans la communauté.

Linda Féquière espère que son projet aura un impact à moyen et long terme et qu’il pourra s’exporter dans d’autres communautés de la région, et à travers le Québec et le Canada.

Ça serait vraiment bien de contribuer à développer une pépinière de talents, que des jeunes Autochtones puissent participer à des compétitions régionales, nationales et même internationales. Qui sait si on ne verra pas un jour des jeunes des Premières Nations représenter le Canada en triathlon aux Olympiques, conclut-elle.

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