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Un test sérologique ne remplace pas le vaccin contre la COVID-19, dit Joss Reimer

Joss Reimer lors d'une conférence de presse, devant des drapeaux du Manitoba et un rideau gris.

La médecin en chef du ministère de la Santé et des Aînés et responsable du groupe de travail du Manitoba sur la campagne de vaccination contre la COVID-19 du Manitoba, Joss Reimer, a déboulonné quelques mythes sur la vaccination.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada

Recourir à un test sérologique pour savoir si on est immunisé contre la COVID-19 n'est pas une bonne idée, selon Joss Reimer. La médecin en chef du ministère de la Santé et des Aînés et responsable du groupe de travail du Manitoba sur la campagne de vaccination a fait le point sur ces tests lors de sa conférence de presse hebdomadaire mercredi.

Joss Reimer a affirmé que ces tests étaient coûteux et qu’il était inutile de s'y soumettre pour vérifier ses anticorps, car ils donnent un faux sentiment d’immunité, amenant à penser qu'on est à l'abri du virus.

Bien que les scientifiques les utilisent comme mesure parmi d'autres pour évaluer le succès des vaccins, ces tests ne prouvent pas qu'on est immunisé contre le virus, dit-elle.

La Dre Reimer a rappelé que la réponse immunitaire était beaucoup plus nuancée qu’une simple vérification des anticorps.

Les informations qu’un test d’anticorps donne à une personne ne sont pas suffisantes pour être significatives. Nous ne savons pas encore comment interpréter les données qui sont ainsi obtenues, a-t-elle dit.

La meilleure chose à faire pour être protégé contre le virus est de se faire vacciner, et ce, même pour les personnes qui ont déjà contracté la COVID-19 auparavant.

La Dre Reimer a tenu à rassurer les personnes qui craignent que les vaccins contre le COVID-19 ne puissent modifier l’ADN d’une personne.

Le corps produit naturellement de l’ARN messager en permanence pour nous aider à fonctionner normalement, a-t-elle expliqué. L’ARN messager donne des instructions à l'organisme. C’est ce que fait le vaccin à ARN messager : donner des instructions pour aider le corps à apprendre à se protéger contre les infections futures.

Les instructions sont toujours lues et gérées de la même manière que d’habitude. Elles ne sont stockées nulle part dans le corps et elles n’entrent jamais dans la partie de la cellule où l’ADN est stocké, a-t-elle poursuivi.

Selon les dernières données provinciales publiées jeudi, 79,3 % des Manitobains admissibles ont reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19, et 68,6 % ont reçu deux doses.

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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