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L'anglais de plus en plus présent dans le matériel pédagogique universitaire au Québec

L'anglais occupe une place importante dans la recherche universitaire et les publications scientifiques.

Une salle de cours.

Une salle de cours de l'Université de Montréal.

Photo : Université de Montréal

La Presse canadienne

Le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) reconnaît la présence de l'anglais dans la formation pourvue par les 15 établissements universitaires de langue française du Québec, bien que les programmes eux-mêmes soient essentiellement offerts en français.

En fait, près de neuf programmes recensés sur dix permettent d'obtenir une formation entièrement en français, selon l'étude rendue publique jeudi par le Conseil.

Des 2713 programmes recensés dans l'étude, plus de 88,5 % permettent d'obtenir une formation exclusivement en français, faisant en sorte qu'un peu plus d'un dixième de l'offre globale peut comporter une composante en anglais plus ou moins importante.

Diverses manifestations de l'anglais

Le rapport de l'organisme relève néanmoins que la présence de l'anglais dans la formation universitaire francophone au Québec peut se manifester de diverses manières : pour les travaux exigés, des lectures imposées, des examens soumis, des plans de cours déposés, du matériel pédagogique disponible, la tenue de séminaires et la production de thèses. Le Conseil a aussi observé que l'anglais occupe une place importante dans la recherche universitaire et les publications scientifiques.

L'organisme écrit qu'il ne peut que déplorer ces tendances.

Le mois dernier, une étude réalisée avec l'Association francophone pour le savoir (Acfas) a fait état d'un manque de soutien et de reconnaissance, de tâches administratives et d'enseignement plus lourdes et de difficultés à organiser des événements scientifiques en français. Elle signalait aussi l'existence de pressions de publier en anglais, l'emploi de plus en plus fréquent de l'anglais pour les demandes de subventions et un désavantage, dans certains cas, lorsque les demandes sont présentées en français.

Une tendance occidentale

Les auteurs de l'étude du Conseil supérieur de la langue française signalent que la présence de l'anglais dans les universités francophones du Québec s'inscrit aussi dans des tendances vues ailleurs en Occident où l'anglais n'est pas la langue nationale, et qu'elle résulte de plus de la position de l'anglais dans les univers économique, social et culturel.

Le Conseil supérieur de la langue française soutient que le recours à la langue anglaise semble ainsi s'exercer dans des proportions moindres que ce que laissait notamment présager la tendance qu'auraient les établissements à attirer une clientèle internationale, souvent anglophone.

L'étude conclut que l'offre de formation en anglais à l'enseignement universitaire francophone au Québec apparaît comme un phénomène qui mérite une observation constante. Elle justifie cette suggestion par l'attrait déjà important de l'anglais dans diverses sphères d'activités au Québec, son incidence sur les formations universitaires et les pratiques linguistiques futures des étudiants et par l'avenir même du français au Québec.

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