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Un professeur veut voir les universités demander une preuve de vaccination

L'Alberta n'a pas accordé aux universités le pouvoir d'exiger de preuve de vaccination de la part des étudiants.

Le panneau de l'entrée de l'Université de Calgary sur du gazon.

Un professeur de l'Université de Calgary voudrait que la province prenne plus au sérieux les risques de transmission de la COVID-19 sur le campus, et en dehors.

Photo : Université de Calgary

Radio-Canada

Aidan Hollis, professeur à l’Université de Calgary, souhaite que les établissements d’enseignement postsecondaire requièrent une preuve de vaccination de leurs professeurs et de leurs étudiants à la prochaine rentrée scolaire.

Le fait de rassembler de nombreux étudiants dans des salles de classe ou dans d’autres endroits fréquentés sur le campus entraînera pour l'Université le risque de voir le variant Delta se propager beaucoup plus facilement dans cette population.

Aidan Hollis craint que tout le monde ne soit à risque, y compris les personnes totalement vaccinées. De plus, affirme-t-il, les étudiants ne restent pas uniquement sur le campus et peuvent donc éventuellement propager le virus à l'extérieur de l'Université.

Ces inquiétudes l’ont poussé à écrire une lettre au président de l’Université de Calgary.

Celle-ci ne peut cependant pas prendre ce genre de décision, puisque c’est la province qui détient ce pouvoir.

Le président m'a aimablement répondu que, si l'Université soutient la vaccination, il n'est pas possible actuellement pour une université publique dans la province de réclamer que les gens soient vaccinés .

Il pense tout de même que l'Alberta devrait laisser aux universités le soin de déterminer si elles souhaitent exiger ce genre d’information.

Un transfert de pouvoirs impossible

Dans une déclaration écrite, la province affirme qu’elle respecte le droit des individus à choisir de se faire vacciner et qu'elle ne demandera pas aux universités d'exiger de preuve de vaccination. « Il n'existe actuellement aucun mécanisme qui permettrait aux universités d'exiger que les étudiants soient vaccinés pour assister aux cours sur le campus », a-t-elle ajouté.

M. Hollis déplore que le gouvernement cherche à protéger un petit groupe de la population seulement, plutôt que d'oeuvrer pour le bien commun.

En fin de compte, cela revient à protéger les droits de quelques personnes qui, pour une raison quelconque, peut-être à cause d'une chose qu'elles ont lue sur Facebook, ne veulent pas se faire vacciner ou ne se donnent pas la peine de le faire, [et ce], à l'encontre des droits d'autres personnes qui préfèrent ne pas être exposées à des pathogènes dangereux. Nous avons d'autres lois, comme l'interdiction de fumer sur les campus, parce que les choix de quelques personnes peuvent nuire à d'autres.

Aida Hollis appelle les leaders provinciaux à prendre les risques de transmission plus au sérieux. S’il cette situation ne l’empêchera pas de retourner au travail, il précise que cela pourrait l'inciter à offrir ses cours en portant un masque.

Avec les informations de Lucie Edwardson

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