•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Locations à court terme : la Ville d’Ottawa cherche un système de surveillance

L'insigne d'Airbnb devant le conseil municipal d'Ottawa.

Les nouvelles règles de la Ville d'Ottawa pour la location à court terme sont entrées en vigueur en juin dernier (archives).

Photo : Radio-Canada / Kate Porter/CBC

Radio-Canada

La Ville d’Ottawa cherche une plateforme numérique indépendante qui réunirait des données tirées de sites de location à court terme comme Airbnb, Vrbo, Expedia et TripAdvisor.

La Ville a lancé un appel d’offres pour se doter d’une telle plateforme, qui lui servirait de tableau de bord pour s'assurer du respect de ses règles adoptées en avril dernier afin d’encadrer cette pratique. Ottawa emboîterait ainsi le pas à plusieurs villes américaines, comme Los Angeles et Boston.

Selon le nouveau règlement municipal, la location à court terme est uniquement autorisée dans les résidences principales et les chalets, à condition que les hôtes aient un permis. Une limite de 10 voyageurs à la fois est en vigueur pour chaque résidence.

L’information qui serait colligée dans une éventuelle plateforme comprendrait notamment les numéros de permis des hôtes, la disponibilité des résidences pour la location, des captures d’écran et le coût affiché d’un séjour, parmi d'autres données accessibles au public.

Des défis en vue

Selon David Wachsmuth, professeur agrégé au département d’urbanisme de l’Université McGill, les villes réalisent qu’elles doivent trouver leurs propres stratégies pour obtenir les renseignements nécessaires à l’application de leur réglementation.

Disons simplement que les plateformes de location à court terme, dont Airbnb, n’ont pas toujours été les plus coopératives avec ce genre de requête, résume celui qui a étudié les effets sur les marchés locatifs.

Il n’y a pas vraiment d’autre option que de visiter ces sites et d'y récolter l’information qui est accessible au public, ajoute celui qui dirige la Chaire de recherche du Canada en gouvernance urbaine.

Dans une déclaration à CBC, Airbnb dit avoir l’intention de se conformer aux exigences de la Ville d’Ottawa et de se montrer plus transparente par l’entremise de son Portail des villes (Nouvelle fenêtre).

Comme une aiguille dans une botte de foin

Dans son appel d’offres, la Ville d'Ottawa suggère aussi que sa plateforme pourrait être dotée de fonctions optionnelles, comme la modélisation prédictive de fraude, l’analyse de données pour repérer des comportements différents et la détection de quartiers sensibles.

Selon le professeur Wachsmuth, ces stratégies vont aider la Municipalité à intervenir dans les points chauds, en obtenant des informations sur de faux commentaires potentiels de clients ou sur le nombre de nuitées pendant lesquelles une résidence principale serait louée.

Il ajoute que dans la plupart des villes, beaucoup d’annonces ne sont pas réellement actives. Rechercher dans ces conditions des cas problématiques peut devenir aussi difficile que de chercher une aiguille dans une botte de foin, illustre-t-il.

Il faut pouvoir porter une attention particulière aux logements qui reçoivent le plus grand nombre de réservations, particulièrement ceux qui pourraient contrevenir aux règlements, ajoute le professeur.

L’appel d’offres de la Ville demande que la confidentialité des renseignements personnels soit garantie. Elle indique que toutes les données colligées lui appartiendront et qu'elles seront conservées au Canada.

D'après les informations de Matthew Kupfer (CBC)

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !