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Affaire Mailloux : la Maison ISA veut en finir avec la banalisation

Logan Mailloux, lors d'une entrevue.

Logan Mailloux est originaire de Belle River en Ontario.

Photo : Montreal Canadiens

La Maison ISA, membre du réseau des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS), salue la sortie du propriétaire du Canadien de Montréal, Geoff Molson, qui a admis que son organisation a mal agi en repêchant le jeune hockeyeur Logan Mailloux.

Toutefois, l’organisme souhaite que cesse enfin la banalisation des agressions sexuelles dans la société. Le fait que Mailloux ait été repêché par une organisation de la stature du Canadien contribue à cette minimisation des gestes, croit la Maison ISA.

Le défenseur de 18 ans a été condamné pour des gestes à caractère sexuel en Suède, où il jouait l’an dernier, après avoir partagé une photo intime d’une femme sans son consentement. Logan Mailloux avait fait part de sa décision de ne pas être repêché cette année, mais le Canadien est tout de même allé de l’avant.

La réaction de la direction du Canadien était très attendue, devant le tollé populaire soulevé par sa décision controversée. Dans une lettre diffusée sur le site Internet du club mercredi, le propriétaire s’est excusé et a confirmé que Logan Mailloux ne serait pas du camp d’entraînement du Tricolore cette année.

Je crois qu’il y a de belles initiatives qui ont été apportées dans cette lettre-là, il y a de belles idées et le Canadien aussi a reconnu avoir échoué à bien saisir la portée de leur décision sur la victime et sur toutes les autres victimes qui ont souffert de circonstances similaires, a fait valoir Noémie Boies, intervenante à la Maison Isa, au cours d'une entrevue accordée à l'émission Place publique.

Dans sa missive, Geoff Molson a confirmé que Jouer dans la LNH est un privilège et non un droit et que seules les actions auront une plus grande portée que les paroles.

Noémie Boies rappelle que la population a encore tendance à banaliser les agressions sexuelles et que le Canadien n’a pas contribué à faire tomber les mythes en prenant sa décision initiale.

Le Canadien affirme qu’il ne voulait pas banaliser le geste, mais c’est peut-être ça un peu l’impact que ça a eu. Dans la population en général, ces gestes-là sont encore banalisés et on a tendance à comparer les types d’agressions entre elles [sic]. Pourtant, chaque agression peut avoir des conséquences pour la victime et il n’y a pas un geste qui est moins grave que l’autre. Et c’est ça qu’on trouve dommage, qu’il y ait encore des mythes et préjugés envers la problématique des agressions à caractère sexuel, poursuit Noémie Boies. 

Avec Catherine Doucet

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