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Le Sénat donne son feu vert à l'étude du plan sur les infrastructures

Une entente conclue entre des sénateurs républicains et démocrates a permis au Sénat d'ouvrir la voie à un plan d'investissements dans les infrastructures de 1200 milliards de dollars, une des priorités du président Joe Biden.

Le Capitole de Washington vu de l'extérieur, sous un ciel gris.

Les négociateurs démocrates et républicains du Sénat sont parvenus à un accord sur les principales composantes du plan d'infrastructures, un développement qui a permis la tenue d'un vote procédural sur l'ouverture des débats.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Agence France-Presse

Après de longues tractations politiques, un grand plan de rénovation et de développement des infrastructures cher au président Joe Biden a été mis sur les rails mercredi, avec pour ambition d'assurer à l'Amérique des décennies de prospérité.

Ce n'est rien de moins qu'un programme d'investissements comme on n'en voit qu'une fois par génération qui a trouvé l'accord à la fois des sénateurs démocrates et d'une poignée d'élus de l'opposition républicaine, a annoncé la Maison-Blanche.

Mercredi soir, ce plan a franchi une étape au Sénat lors d'un vote préliminaire, 17 républicains s'étant joints aux 50 démocrates. Cela signifie que les élus pourront commencer à débattre, mais le texte est encore loin d'être définitivement adopté.

Ce grand plan prévoit 550 milliards de dollars d'argent fédéral frais et atteint les 1200 milliards de dollars – l'équivalent du produit intérieur brut 2020 de l'Espagne – si l'on prend en compte la réorientation d'autres financements publics existants.

Ce montant pharaonique doit créer des emplois bien rémunérés et syndiqués, répondre à la crise climatique, rendre l'économie plus durable et plus juste pour les décennies à venir, selon un communiqué de la Maison-Blanche.

L'administration annonce des investissements historiques dans les transports en commun, les routes, les ponts, l'eau potable, Internet à haute vitesse, notamment.

Le tout financé par la réorientation de certains financements d'urgence, par des contributions ciblées des entreprises, par une taxation plus efficace des cryptomonnaies et par d'autres mesures soutenues par les deux partis. En plus des revenus fiscaux que doit générer le surcroît d'activité économique que Washington promet.

Cet accord montre au monde que notre démocratie fonctionne, produit des résultats et fait de grandes choses, a déclaré Joe Biden dans un communiqué, faisant l'article d'un programme qui peut transformer l'Amérique et nous propulser dans l'avenir.

La proposition initiale de Joe Biden atteignait 2000 milliards, un montant décrié par les républicains.

« Buy American » à la sauce Biden

Devant une immense bannière disant « Un avenir fait en Amérique » disposée au-dessus de pneus, le président Joe Biden, sans son veston, s'adresse à des travailleurs d'une usine de l'entreprise Mack Trucks, en Pennsylvanie.

Le président Joe Biden a prôné l'achat de composantes américaines dans les produits achetés avec l'argent des contribuables lors d'une visite à l'usine de Mack Trucks, à Macungie, en Pennsylvanie.

Photo : Associated Press / Susan Walsh

Le président, qui voudrait dans un second temps faire passer un gigantesque programme de 3500 milliards de dollars de dépenses sociales, a aussi fait avancer mercredi un autre sujet qui lui est cher : le patriotisme économique.

En visite dans une usine de camions en Pennsylvanie, le président a promis que les entreprises américaines seraient mieux loties en matière de commandes publiques.

Ces dernières années, "Buy American" [Acheter américain] était devenu une promesse vide. Mais mon administration va en faire une réalité, a-t-il dit, applaudi par une centaine de personnes enthousiastes, avec en arrière-plan des camions rutilants.

Difficile de ne pas y voir une pique à son prédécesseur Donald Trump, qui n'avait de cesse de promouvoir le patriotisme économique et le protectionnisme.

Concrètement, ce que prévoit l'équipe de Joe Biden est assez technique.

La Maison-Blanche va dépoussiérer une loi de 1933, qui exige que tous les produits achetés par l'administration fédérale soient fabriqués de manière substantielle aux États-Unis, c'est-à-dire que 55 % de la valeur de leurs composants ait été créée sur le sol américain.

Washington veut porter cette proportion à 60 % dans l'immédiat, puis à 75 % plus tard, pour éviter que l'argent public n'aille à des biens fabriqués pour bonne partie à l'étranger.

Autre mesure : mettre en place un barème de prix préférentiels pour certains produits et composants jugés stratégiques, et produits aux États-Unis. Le but étant d'éviter à l'avenir des pénuries de biens importés aussi importants que des équipements médicaux ou des composants informatiques.

L'administration fédérale américaine indique dépenser chaque année 600 milliards de dollars en achats de biens et services, dont la moitié environ pour des produits manufacturés.

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