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Longueuil est à court d'options pour contrôler la population de cerfs de Virginie

Un cerf semble chercher de la nourriture parmi les feuilles mortes sur le sol.

Un jeune cerf de Virginie, aussi appelé chevreuil, au milieu du parc Michel-Chartrand, à Longueuil.

Photo : Radio-Canada / Bernard Barbeau

La Presse canadienne

Un organisme de protection des animaux tente de sauver une population de cerfs de Virginie qui est devenue trop grande pour un parc de la Rive-Sud, mais même le chef d'un comité d'éthique vétérinaire affirme qu'il est irréaliste de faire autre chose que d'euthanasier les animaux.

Le directeur de Sauvetage Animal Rescue, Éric Dussault, affirme que toutes les solutions que son organisation a offertes à la Ville de Longueuil ont été refusées.

C'est David contre Goliath, a déclaré Éric Dussault dans une entrevue mardi. Nous nous dirigeons lentement vers une impasse.

Longueuil avait prévu d'abattre la moitié de la population de cerfs de Virginie vivant dans le parc Michel-Chartrand, soit une quinzaine d'animaux.

Mais la Ville a fait marche arrière en novembre dernier après que l'idée eut suscité l'indignation et eut même conduit à des menaces à l'endroit de la mairesse.

Au lieu de cela, le groupe d'Éric Dussault a proposé de déplacer les animaux dans un sanctuaire, mais le plan a échoué en février après qu'un comité d'éthique vétérinaire associé à l'Université de Montréal a jugé la stratégie dangereuse.

Multiplication des cerfs

Pendant ce temps, la population de cerfs dans le parc ne cesse de croître.

Il y a maintenant environ 70 cerfs dans le parc – un nombre selon Éric Dussault qui est plusieurs fois ce que l'espace vert urbain peut supporter.

Ils ne veulent pas les déplacer, a déclaré Éric Dussault à propos des responsables de la Ville. Stérilisons-les alors.

Mais le président du comité d'éthique, Jean-Pierre Vaillancourt, a affirmé que même s'il ne veut pas encourager l'euthanasie des animaux, d'autres options semblent irréalistes.

La stérilisation, a-t-il ajouté, serait un processus coûteux sur lequel le Québec manque d'expertise.

Cela ne résoudrait pas le problème, mais seulement le ralentirait, a-t-il déclaré.

Manque de volonté politique

Jean-Pierre Vaillancourt est d'avis qu'il y a un manque de volonté politique pour traiter de la question avant les élections municipales de novembre.

La situation actuelle est que nous avons une surpopulation de cerfs assez catastrophique causée par les humains, car nous les avons nourris pendant des années, a-t-il déclaré. C'est de notre faute.

Éric Dussault soutient que son entreprise est prête à payer pour stériliser les cerfs afin que les animaux n'aient pas à être tués. Une option, a-t-il expliqué, serait un vaccin contraceptif. Il suggère un produit fabriqué par une entreprise canadienne qui peut stériliser le cerf jusqu'à six ans.

Nous proposons d'autres solutions, mais on nous dit que c'est trop cher, que nous n'avons pas été mandatés pour stériliser les cerfs, mais pour les relocaliser donc notre solution n'est pas reconnue, a déclaré Éric Dussault.

Les représentants de la Ville de Longueuil n'étaient pas disponibles pour commenter mardi.

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