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Un marché mobile bientôt sur les routes du Témiscouata

Des boîtes de fruits et de légumes sur une table d'un marché public.

Le marché mobile offrira des aliments dans un camion qui se promènera entre les municipalités de la MRC de Témiscouata. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Yasmine Mehdi

Un marché mobile, qui se rend de village en village, est en préparation et doit circuler sur les routes du Témiscouata dès l'automne. Ce projet, piloté par l'organisme Verger patrimonial du Témiscouata, vise à faciliter l'accès aux aliments frais dans des municipalités où l'offre est parfois moins variée.

La présidente de Verger patrimonial du Témiscouata, Francine Caron, explique que le marché mobile devrait parcourir quatre trajets qui compteront quelques arrêts par jour parmi les 19 municipalités de la MRC de Témiscouata.

On aimerait beaucoup, en septembre, commencer à déployer ça. Faire déjà un essai, pour qu'en 2022 ça s'enligne comme il faut, explique Mme Caron.

Le service serait offert toute l'année avec quelques modifications possibles des trajets en hiver.

Un tronçon de la route 232.

Le Témiscouata compte plusieurs endroits qui sont considérés comme des déserts alimentaires, puisqu'ils se situent à plus de 16 kilomètres d'un commerce d'alimentation. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Le marché serait déplacé par camion, dont l'un des côtés s'ouvrerait pour présenter les étalages de denrées.

Des fruits et des légumes, du lait, de la viande, des aliments en vrac et des produits de base comme de la farine ou des œufs seraient notamment offerts.

Si t'es mal pris dans ton petit coin, quand tu pars de là, t'es capable de sustenter à tes besoins. T'as l'essentiel, soutient Francine Caron.

Le financement presque bouclé

Pour réaliser ce projet, l'équipe qui en est l'instigatrice doit amasser les 25 000 $ qui manquent à son financement.

Le projet de marché mobile représente des investissements de plus de 300 000 $ sur 5 ans.

Francine Caron explique que l'équipe a lancé une campagne de financement avec La Rûche Québec pour aller chercher le dernier montant de 25 000 $ qui [lui] manque.

Ce montant doit notamment servir à l'embauche d'une ressource pour gérer le marché et tisser les liens entre producteurs locaux, commerçants et consommateurs.

Ce marché-là peut aussi aider les producteurs à mettre en marché leurs produits, leurs légumes, leurs produits transformés pour offrir le plus possible de belles choses, de bonnes choses aux gens, poursuit Mme Caron.

Contrer les déserts alimentaires

Francine Caron soutient que l'objectif principal du marché mobile est d'aider à contrer les déserts alimentaires présents dans le Témiscouata.

Le but est d'aider les milieux où il y a des déserts alimentaires. Ça veut dire qu'il n'y a pas d'entreprises, d'épicerie ou de magasin d'alimentation à moins de 16 kilomètres.

Une citation de :Francine Caron, présidente de Verger patrimonial du Témiscouata

Elle ajoute que la population de la MRC est vieillissante. Souvent, ces gens-là n'ont pas accès à de la nourriture facilement, poursuit-elle.

Francine Caron ajoute que le marché s'adresse à tous, tant aux personnes moins nanties qu'à celles qui ont un bon revenu. Des arrêts sont prévus non seulement dans les municipalités qui possèdent une épicerie, mais aussi dans celles qui en sont dépourvues.

L'hôtel de ville de Lac-des-Aigles et la rue principale du village.

Certaines municipalités, comme celle de Lac-des-Aigles, disposent déjà de commerces de proximité, mais le marché mobile s'y arrêtera quand même. (Archives)

Photo : Radio-Canada / François Gagnon

Selon Mme Caron, l'initiative n'est pas mise sur pied pour concurrencer les commerces de proximité déjà présents sur le territoire.

Ça n'a pas pour but de nuire à personne, ce projet-là. Si l'épicerie de Lac-des-Aigles a besoin de quelque chose, puis nous on passe, bien, on peut lui apporter ce dont elle a besoin en passant [des carottes provenant de chez un producteur local, par exemple]. Le but, c'est d'aider, de diminuer les impacts routiers sur nos aliments finalement, explique-t-elle.

Francine Caron espère désormais que le dernier montant à amasser le sera pour que les résidents du coin qui ont un proche, un ami, un voisin dont l'alimentation manque de variété puissent avoir accès à des aliments frais.

Le projet de marché mobile a reçu l'appui de nombreux partenaires, dont la MRC de Témiscouata, les cuisines collectives du secteur, l'Alliance pour la solidarité du Bas-Saint-Laurent, le CISSS du Bas-Saint-Laurent, le MAPAQ, la Table de concertation bioalimentaire du Bas-Saint-Laurent, l'UPA, la SADC de Témiscouata, la Corporation Avantages Témiscouata et les corporations de développement économique locales.

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