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Plaidoyer pour la gratuité du transport en commun pour les Ottaviens en difficulté

Un groupe de travail publiera un rapport, cet automne, sur les frais de transport en commun pour les personnes à faible revenu, selon Catherine McKenney qui représente le quartier Somerset

Le chauffeur masqué derrière les portes de son autobus.

Un chauffeur d'autobus d'OC Transpo.

Photo : Radio-Canada / Andrew Lee

Radio-Canada

Des dizaines d’organismes communautaires d’Ottawa unissent leurs voix pour demander la gratuité du transport en commun pour les personnes tributaires de programmes provinciaux d'aide sociale.

Dans une lettre adressée au conseil municipal, ils pressent les élus ottaviens d’éliminer tous les frais de transport pour les bénéficiaires du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées (POSPH) et d’Ontario au travail (OT).

Lors d’une conférence de presse virtuelle tenue mercredi, plusieurs de ces organismes ont soutenu que, malgré la réduction mensuelle de 43,25 $ octroyée à ces résidents, le coût final reste trop important pour eux. Cela représente de 4 à 8 % de leur revenu mensuel, selon leurs calculs.

Le coût des besoins de base ne cesse d’augmenter pour beaucoup de nos concitoyens, à Ottawa, et les frais de transport affectent directement les gens qui ont le plus de difficultés à s’en sortir.

Une citation de :Jennifer Hartwell, présidente du Centre de santé communautaire Somerset Ouest

Bénévole pour de nombreuses causes et organismes communautaires, Susan Horvath est aux prises avec des problèmes de santé mentale et une condition physique précaire qui l’empêchent de travailler. Pour elle, il ne fait aucun doute que la gratuité du transport en commun lui donnerait un sérieux coup de main.

Je paie mon loyer au prix du marché et cela représente 50 % de l’aide que je reçois au titre du Programme ontarien de soutien aux personnes handicapées. Ça me laisse très peu pour payer le reste, a-t-elle expliqué lors de la conférence de presse. Si j’arrive à avoir accès au transport en commun gratuitement cela veut dire un peu plus d’argent dans mes poches pour financer les choses dont j’ai besoin.

Les soins dentaires, les lunettes ou autres traitements de santé, Mme Horvath a dit ne pouvoir se les permettre actuellement.

Un service essentiel pour ces familles

Directrice générale de la Maison communautaire Britannia Woods, Faduma Yusuf travaille avec des résidents à faible revenu, dont beaucoup sont issus des communautés racialisées ou immigrantes.

Son expérience lui a démontré que le transport en commun représente une grande partie des dépenses des familles que son organisme tente d’aider.

Un transport abordable et gratuit est un outil important pour aider nos familles. [...] Les familles avec lesquelles nous travaillons sont très dépendantes du transport en commun [...]. Le coût du transport est multiplié par le nombre de personnes dans les familles [...] et ce que l’on constate, c’est que les frais de transport sont parmi leurs frais les plus élevés. [...] On voit l’impact. Quand les familles doivent prioriser leurs dépenses sur le transport en commun, ce sont d’autres services importants pour elles qu’elles doivent sacrifier.

Car pour ces familles, se déplacer est essentiel, pour honorer un rendez-vous avec les services d’immigrations ou de santé, a-t-elle illustré en exemples.

Rendre le transport en commun accessible et gratuit est, selon Mme Yusuf, une manière de commencer à tenter de briser le cercle de la pauvreté auquel font face les nouveaux arrivants, ainsi que les communautés noires et racialisées.

Pour Jennifer Hartwell, présidente du Centre de santé communautaire Somerset Ouest, c’est aussi une façon de permettre à ces personnes d’accéder à des emplois et à l’éducation.

Catherine McKenney dans son bureau de l'hôtel de ville d'Ottawa.

Catherine McKenney représente le quartier Somerset, au conseil municipal d'Ottawa (Archives)

Photo : Radio-Canada / Jean Delisle

Catherine McKenney, qui représente le quartier Somerset et participait à la conférence de presse, a indiqué que ces organismes font partie d’un groupe de travail, mis en place ces derniers mois par la Commission du transport en commun, qui cherche des moyens d'offrir des transports en commun gratuits ou des tarifs réduits pour ceux qui dépendent du POSPH et d'OT.

Catherine McKenney prévoit qu’un rapport sur cette question sera publié cet automne et qu'il pourrait influencer le prochain budget municipal.

Avec les informations de Natalia Goodwin, CBC

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